Archives mensuelles : décembre 2018

Jeanne la Papesse – Un conte ou une réalité ?

Jeanne la Papess

Jeanne la Papess

Jeanne la Papesse – Un conte ou une réalité ?

Connaissez vous l’histoire de Jeanne la Papesse?

Cela s’est passé au IXième siècle en Angleterre, une histoire qui s’est répandue au cours des siècles dans toute l’Europe.  Selon la légende populaire, une femme régna comme pape pendant quelques années au Moyen Âge.
Certains considèrent cette rumeur comme une fiction, d’autres comme une réalité.

Selon des sources médiévales, Jeanne, d’origine anglaise, serait née près de Mayence en Allemagne en 822. Issue d’une famille simple elle était désireuse de s’instruire et écoutait avec attention son père qui enseignait les textes bibliques à son fils dans l’espoir que celui-ci se fasse remarquer à une époque où les rares cercles d’éducation et de savoir étaient réservés aux clercs,

Durant une période de guerre et d’instabilité; elle se serait travestie en homme, ce qui lui aurait ouvert les portes d’un cloitre où elle aurait passé quelques années à apprendre et à vivre selon les règles monastiques malgré toutes les difficultés pour une femme de vivre en constante promiscuité avec des moines.

De nature serviable, elle se fait remarquer par son intelligence et sa générosité. Elle soigne les pauvres et va constamment au devant des autres. Les portes s’ouvent devant elle notamment celles de plusieurs universités et abbayes, dont Saint Germain-des-prés.

Jeanne se fait remarquer pour son talent et son érudition ; dotée d’une beauté naturelle elle impressionnait son entourage.

Elle gravit les échelons de la hiérarchie de l’église et obtint à Rome un poste de lecteur des écritures saintes avant de rejoindre la curie romaine où elle aurait fini par devenir cardinal.

Elle rencontra un chevalier dont elle tomba amoureuse et garda cette liaison secrète.

Quand le Pape Léon IV mourut, en 855, elle lui succéda et fut nommée Jean VIII l’angélique et occupa la chaire de saint Pierre.

Tout se déroulait merveilleusement bien jusqu’à cet événement fâcheux qui fit découvrir ce subterfuge.

Au cours d’une procession, en 858, elle mit au monde un enfant au su et au vu de la foule qui, choquée, se sentie trahie par celle qu’ils aimaient tant.

Elle mourut en couche et le pontificat de la Papesse Jeanne s’acheva brutalement sur fond de scandale.

Suite à cela une autre légende raconte qu’au Vatican se trouverait une chaise percée sur laquelle les nouveaux papes élus devraient s’asseoir avant leur investiture, afin de s’assurer de leur virilité et de conjurer la menace d’une nouvelle papesse. 

Au 16ème siècle, la cathédrale de Sienne comportait un buste de Jeanne parmi les autres pontifes; il a été enlevé après des manifestations en 1600.

 

Jeanne la Papess

Jeanne la Papesse

 

Théodore Herzl – le Moïse des Temps Modernes

Theodore Herzl

Théodore Herzl

Théodore Herzl – Le Moïse des temps modernes.

Il naquit en 1860 dans le quartier juif de Budapest, capitale de la Hongrie, fils d’une famille bourgeoise d’origine germanique, son père un réformiste pratiquant d’un judaïsme  »progressiste » était un partisan de l’assimilation des juifs au sein de leurs terres d’accueil.

Docteur en droit, il devint Journaliste à Paris et correspondant du journal viennois la « Neue Freie Presse » mais avide de connaissances et ne pouvant satisfaire sa curiosité il parcourait la Terre …

Ecrivain, auteur de pièces de thêâtre, connu à Berlin, à Vienne il fut nommé Directeur Littéraire du journal qui l’employait…

Cet Homme, de forte stature et de grande prestance, portait une longue barbe noire, des yeux étincelants et profonds, il magnétisait tous ceux qui entraient en contact avec lui de par sa vivacité et son éloquence, depuis les empereurs jusqu’aux pauvres Juifs qui s’arrêtaient pour baiser les bords de son manteau…

L’affaire Dreyfus et les cris dans Paris de « Mort aux Juifs » changera le cours de sa vie.

On raconte bien que. tout jeune, il aurait dit au docteur de sa famille  »Que le seul moyen pour les juifs était de partir en Palestine et à la « question qui nous y conduira »  il aurait répondu       « Moi ! »

Il écrivit en 1896 un livre « l’Etat des Juifs » (Der judenstaat).

« Je n’avais encore jamais rien écrit dans un tel état d’exaltation » a t’il dit…

Il partit en croisade en Allemagne, France, Angleterre et rencontra des mécènes de la finance afin de quémander l’argent nécessaire pour mettre à jour son projet.

Il essuya de nombreux échecs mais malgré toutes les difficultés rencontrées, les portes qui se fermaient, les dénonciations de « faux Messie »,  il organisa le premier congrès sioniste à Bâle en 1897. Ce fut une grande assemblée de frères barbus sionistes venus de tous pays et de toutes cultures unis par leur origine, son discours transcendant fut acclamé  par cette foule fascinée par le charisme de cet homme et fut scandé d’un cri unanime de la foule en hébreu  »Yechi Hamelech »   »Vive le Roi ». Il présidera chaque congrès sioniste jusqu’à sa mort en 1904.

Il connaissait mieux que quiconque la main mise de l’Allemagne sur la Turquie. Il rencontra l’Empereur Guillaume II qui préparait son voyage pour la Palestine, avec arrêt à Constantinople.  Herzl aussi partit pour Constantinople en pensant rencontrer le Sultan et le solliciter, contre argent comptant, la cession de la Palestine !

Voila Jésus Christ ! cria HabdulHamid en le rencontrant ! Cependant rien ne fut signé car le Sultan voulait être sûr que l’argent lui soit remis en main propre avant de prendre tout engagement.

L’Empereur Guillaume II en visite en Palestine… Herzl s’y trouvait aussi !  ils se rencontrèrent se saluant majestueusement comme deux rois dont un sans couronne !

Theodore Herzl avait 44 ans quand il mourut, il laissa une femme et 3 enfants orphelins qui furent envoyés dans des foyers d’accueil, comme son testament le demandait… Ils sont tous décédés dans des circonstances tragiques.

Le paradoxe est grand entre l’idéal de cet homme et la misère de sa famille, sa femme abandonnée et dépourvue de la charge de ses trois enfants par cet homme sans aucune compassion pour celle qui ne le suivit pas dans son destin et qui finira tout aussi tragiquement que ses enfants.

Mort en 1904, Théodore Herzl avait demandé dans ses dernières volontés à être enterré en Palestine quand le peuple juif y aurait fondé un Etat indépendant. Il avait exprimé le souhait que sa famille proche puisse reposer à ses côtés.

Le 17 août 1949, son corps ainsi que celui de ses parents, Yaakov et Jeannette, et sa sœur également prénommée Pauline, ont été inhumés au Mont Herzl.

En Septembre 2006 les dépouilles de ses enfants Hans et Pauline y ont été transférés depuis Bordeaux. Sa fille cadette, Trude Norman, est morte dans le camp de concentration de Theresienstadt,  et ses restes n’ont jamais été retrouvés. Le corps du fils unique de Trude, Stéphane Théodore Norman, qui s’est suicidé en se jetant d’un pont en 1946 à Washington, fut également transféré au Mont Herzl le 5 Décembre 2007.

 

Les enfants de Théodore Hertzl

Les enfants de Théodore Hertzl