Archives mensuelles : février 2020

Eliezer Ben Yehuda et la renaissance de la langue Hébraïque

Eliezer Ben Yehuda et la renaissance de la langue Hébraïque.

« Le succès de l’hébreu prouve qu’une langue ancienne peut s’adapter à une nouvelle réalité » (Académie de la langue hébraïque).

Le Comité pour la langue hébraïque fut créé par Eliezer Ben Yehuda en 1889 à Jérusalem. En 1953,  la Knesset (Parlement Israélien) créée « l’Académie de la langue hébraïque » et lui succédera.

Eliezer Ben-Yehuda, est né le 7 janvier 1858 dans le village Biélorusse de Luzhky et s’appelait Eliezer Yitzhak Perelman.

De famille juive religieuse il suivra la coutume des juifs hassidiques d’Europe de l’Est et très jeune fréquente le « cheder » où il étudie l’hébreu et la Bible, a 12 douze ans ce sera l’étude de la Torah, de la Michna et du Talmud qui lui sera enseignée et plus tard il entrera dans une « yeshiva »  école talmudique. Sa famille nourrissait l’espoir qu’il devienne rabbin. Cependant Il s’éloignera de son appartenance au peuple juif mais pas à son attachement pour la langue hébraïque.

Eliezer Ben Yéhuda est profondément convaincu que la rédemption d’Israël ne s’accomplira que par le renouveau de l’hébreu comme langue nationale.

En 1877, il écrit: «Les Juifs ne peuvent être vraiment vivants que s’ils retournent au pays de leurs pères et qu’ils reviennent à la langue biblique» Et encore: «l’Hébreu est la seule voie pour réaliser la rédemption de la nation juive» «la renaissance de la langue hébraïque en Terre d’Israël pourrait unir tous les juifs du monde entier».

Il quitte la Russie en 1878 pour Paris, entreprit des études d’Histoire et de Politique du Moyen Orient à la Sorbonne mais sa santé fragile ne lui permet pas de persévérer.  En 1881 il arriva en Palestine avec ses plans de relance pour la Langue hébraïque.

Il décide, avec son épouse Dvora d’adopter l’hébreu comme langue vernaculaire.

Son leitmotiv était « hébreu à la maison », «hébreu à l’école», et «mots, mots, mots».

Son premier fils,  Ittamar Ben-Avi né en 1882,  fut le premier enfant parlant hébreu dans l’histoire moderne. La nécessité de trouver des mots hébreux appropriés aux activités banales de la vie quotidienne s’est effectivement fait ressentir et de nouveaux mots et expressions de langue hébraïque ont été créées par Eliezer Ben Yehuda. Quatre autres enfants naîtront de cette union mais Dvora tombera malade et mourra de la tuberculose.

En 1884 il sera le fondateur du journal «HaTsVi» («Le Cerf») dont les articles sont écrits en hébreu et dans lesquels il exhorte les jeunes pionniers et les futurs fondateurs de l’Etat d’Israël à ne s’exprimer qu’en langue hébraïque. Il exige que l’on n’étudie qu’en hébreu dans les écoles. Il instaure dans son journal une chronique consacrée aux nouveaux mots qu’il invente afin d’enrichir la langue hébraïque moderne.

Devenu également enseignant à l’Ecole de l’Alliance Française Universelle, il n’a de cesse de vouloir propager l’hébreu malgré le manque de manuels scolaires dans cette langue.

Les juifs orthodoxes de Jérusalem opposés au sionisme et à la renaissance de l’hébreu le dénoncent au gouvernement turc comme révolutionnaire. Il est arrêté et ne sera libéré que par l’intervention du Baron de Rothschild.

Il se remarie avec Hemda, la jeune soeur de Dvora. Sa maison devint le Centre de Comité de la langue hébraïque lieu de rencontre pour toute la communauté désirant pratiquer la langue hébraïque.

IL s’exile en 1914 pour New york, fuyant la persécution ottomane, et reviendra en Eretz Israël à la fin de la première guerre mondiale et poursuivra son idéologie. A son retour il est heureux de constater que la ville de Jérusalem s’est agrandie et que la langue hébraïque est de plus en plus pratiquée.

Malgré toutes ses occupations, les moyens de la famille manquent et ils vivent dans un inconfort permanent, Ben Eliezer rechute de la tuberculose. Sentant que ses jours sont comptés il s’acharne dans son travail d’édition d’un dictionnaire de l’hébreu moderne, voyage en Europe et visite toutes les bibliothèques universitaires afin d’étudier les ouvrages écrits en hébreu ancien.

Eliezer Ben Yehuda mourra en paix en 1922, l’hébreu sera reconnu comme langue officielle de son vivant par l’Administration mandataire britannique, un décret de trois jours de deuil sera appliqué pour ce Grand Homme et des milliers de personnes se recueilleront devant sa tombe.

 

Eliezer Ben Yehuda et sa femme Hemda

Eliezer Ben Yehuda et sa femme Hemda

Le Grand Prêtre « Cohen Gadol »

 

Le grand prêtre "Cohen Gadol"

Le grand prêtre « Cohen Gadol »

D’après la Torah et la Bible hébraïque Cohen signifie « dévoué, dédié », ce fut un titre conféré à Aaron le frère de Moise de la tribu de Lévi, ainsi qu’à toute sa descendance masculine.

Ces prêtres étaient dévoués au service du Temple de Jérusalem ; membre du clergé hébreu, ils réalisaient les sacrifices, la bénédiction du peuple d’Israël, l’application de la loi divine et étaient placés sous l’autorité du Cohen gadol.

Pour l’office du Yom Kippour  « le jour d’ Expiation » le Cohen gadol était le seul habilité à rencontrer Dieu en rentrant dans le saint des saints, les pieds enchaînés et agrémentés de clochettes afin d’être sûr, dans le cas d’un malaise, de pouvoir le tirer hors du saint des saints sans enfreindre à la loi.

Le vêtement sacerdotal du Grand Prêtre « Cohen gadol » était composé d’une robe d’azur bordée de clochettes d’or et de grenades, d’une tiare et d’une écharpe. Sur son pectoral, il revêtait 12 pierres précieuses – chacune représentant un des 12 fils de Jacob et des 12 tribus d’Israël.

Ces pierres étaient les suivantes :

  • Ruben le rubis
  • Simeon le topaze
  • Levi l’émeraude
  • Judah le grenat
  • Issachar le saphir
  • Zébulon le diamant
  • Dan l’opale
  • Nephtali la turquoise
  • Gad l’Amethyste
  • Asher le beryl
  • Joseph le jaspe
  • Benjamin l’agate

Depuis la destruction du Temple, le nom de Cohen a continué à se transmettre de père en fils. Dans les communautés orthodoxes les Cohanim sont astreints à des règles et lois particulières,

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre