Archives de l’auteur : Nicole Samuel Israel Guide

La kabbale et la ville mystique de Safed

 

Safed - dessin Kabbaliste

Safed – dessin Kabbaliste

La « Kabbale » est un nom familier dont on ne comprend pas toujours la signification.

C’est une tradition spéculative portant sur les mystères de Dieu et de la création.

C’est une interprétation des cinq livres de la Bible, en hébreu « Torah » qui veut dire Loi ou
Enseignement, qui composent le Pentateuque mais tout particulièrement issue du texte de la « Vision d’Ezechiel » .
Elle constitue une tradition du Judaisme qui apparait dès l’époque du Second Temple.
Elle est basée sur la Révélation. un don concernant la Nature de l’homme, son origine et son devenir, cette alliance est créee par Dieu et le peuple d’Israël choisi par celui-ci.
Les Kabbalistes associent parole et alphabet, les 22 lettres de l’alphabet ont été gravées par et dans le souffle divin.

Tsfat, également appelée Safed, située sur le Mont Canaan à plus de 900 mètres d’altitude, est la ville de la Kabbale.

Elle fait partie des quatre villes saintes d’Israël avec Jérusalem, Hébron et Tibériade.

En 1492, durant l’Inquisition espagnole, les Monarques d’Espagne Ferdinand et Isabelle interdisaient la pratique de toutes religions autre que le Christianisme. 

De nombreux kabbalistes et leurs fidèles se sont alors réfugiés à Safed.

Elle devint une ville réputée de par ses synagogues aux noms d’érudits kabbalistes dont certains ont vécu à Safed, comme par exemple Rabbi Isaac Louria, le Ari, qui a décidé de s’y installer au 16ième siècle et y a développé une méthode d’étude de la Kabbale suivie encore aujourd’hui par tous les kabbalistes.  Son élève, Haim Vital et Rabbin Joseph Karo, l’auteur du « Choulhan Arouh », livre où sont résumées par sujets les lois du judaïsme. Rabbin Shlomo Alkabetz qui a écrit le chant célèbre avec lequel le shabbat commence : Leha Dodi. 

La visite de la synagogue bleue du Rabbin Abuhav est un ravissement. Elle est notée de nombreux symboles, dans l’une des armoires saintes une Bible ancienne du XVIème siècle ne peut-être ni sortie ni lue en dehors des Fêtes de Kippour, Shavouot et Rosh Hashana – une légende raconte que si une personne passe outre un malheur lui arrivera dans l’année…

Les initiales des trois mots Kippour, Shavouot et Rosh Hashana veut dire  »Kasher »

On raconte que dans une autre armoire sainte, durant l’époque Ottomane, le « Coran » y était gardé, un stratagème qui aurait permis de sauver la synagogue des attaques musulmanes en temps de tension …. 

Dans cette ville sainte règne une atmophère mystique qu’agrèmente de très nombreuses légendes.  

Le passage dans ses ruelles, colorées par de très nombreuses galeries d’artistes, est un plaisir pour les visiteurs.

On raconte que quand le Messie viendra de Méron il entrera dans la vieille ville de Safed par « ‘allée du Messie » qui reste intouchable même de nos jours.

L’air pur de Safed permet de vivre jusqu’à 120 ans nous dit on….

 

Rue de la Synagogue Abuhav

Rue de la Synagogue Abuhav

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

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Bérénice la  »Petite Cléopatre »

Bérénice est née à RomeAgrippa, son père, devint Roi en 36 après JC. Elle portait le nom romain de Julia.

Arrière-petite-fille d’Hérode le Grand, elle n’avait que treize ans quand elle épousa Marcus, fils d’Alexandre, chef de la communauté juive d’Alexandrie, et neveu de Philon le philosophe.

Après la mort de Marcus en 44 AD, veuve à seize ans, elle se remaria avec Hérode (frère aîné de son père) et devint la Reine de Chalcis, une minuscule Principauté dans les montagnes du Liban, titre qu’elle conservera après la mort de son mari.

Bérénice eut deux fils d’Hérode, Hyrcan et Berenicianus, et devint veuve pour la deuxième fois en 48 AD, alors qu’elle n’avait que vingt ans.

Après la mort de ce dernier, le royaume de Chalcis fut donné au frère aîné de Bérénice, Agrippa II, qui s’installa dans son nouveau royaume avec sa sœur.

De nombreuses sources indiquent qu’Agrippa II et Bérénice se retrouvaient souvent ensemble dans des fonctions officielles. Ils apparurent en public notamment le jour où Agrippa s’ adressa au peuple de Jérusalem, clamant une accalmie, juste avant le déclenchement de la révolte contre Rome.

Bérénice était présente au côté de son frère durant le procès de Paul, mentionne-t-on dans le Nouveau Testament ainsi que dans la littérature rabbinique où elle est Reine aux côtés de son frère, le Roi.

Dans deux sources, cette compagnie constante est interprétée comme un inceste.

Josephus affirme que les rumeurs sur la relation inappropriée des frères et sœurs ont conduit Bérénice à chercher un troisième mari.

Elle décida d’épouser Polemo, roi de Cilicie, qui dû se circoncire et accepter les traditions juives, ce qui ne fut guère concluant. Elle le quitta pour retourner dans son royaume.

Elle était présente en Palestine lors du déclenchement de la révolte juive contre les Romains, entre 66-70 C.E. et fut décrite par Josephus Flavius ​​comme une pacificatrice solitaire utilisant toutes ses forces dans cette tâche difficile. Elle avait fait le vœu d’être à Jérusalem durant cette période et comme l’exigeait son vœu, ses cheveux étaient tondus et elle marchait pieds nus.

Elle se rendit au palais du gouverneur romain pour demander à Gessius Florus d’abandonner les activités violentes qu’il avait entrepris contre la population juive de Jérusalem mais en vain.

Elle a finalement rejoint son frère pour lutter contre l’insurrection juive.

C’est aussi à cette époque que Bérénice rencontra Titus et en tomba follement amoureuse, il  était de onze ans son cadet.

Après la fin de la révolte, Titus revint à Rome pour assister son père dans le gouvernement, tandis que Bérénice restait en Judée.

Ils seront réunis quatre ans plus tard quand elle et Agrippa vont se rendre à Rome en 75 A.D.

Elle s’installe au Palais avec Titus et agit à tous égards comme sa femme. Durant cette période Bérénice manifestait une influence grandissante et était au sommet de son pouvoir politique.

Cependant la pression publique et la nécessité pour Titus de reconstituer sa réputation morale et politique parmi son peuple comprit que Bérénice gênait. Elle fut donc écartée et éloignée de lui. Quand il devint empereur en 79, Bérénice retourna à Rome mais en vain, elle n’était plus la bienvenue. Titus mourut après deux ans de règne.

On se souviendra d’elle comme d’une  »Petite Cléopâtre » dans son aspiration à devenir une impératrice potentielle de Rome.

Berenice la ''Petite Cléopatra''

Bérénice la  »Petite Cléopatra »

 

 

 

 

 

Une Reine Juive Helene d’Adiabene

Sarcophage d'Hélène d'Adiabene - Musée d'Israel

Sarcophage d’Hélène d’Adiabene – Musée d’Israel

 

A ma grande surprise, il y a quelques années, j’ai appris que le sarcophage de la Reine Hélène d’Adiabéne, qui était au Musée du Louvre, serait pour quelques mois prêté par la France pour être exposé au Musée d’Israel.

Cette reine d’un pays appelée Adiabiene qui correspond aux territoires Kurdes d’aujourd’hui, se convertit au judaïsme vers l’an 30, selon Flavius Joseph, par celui qui devint le grand prêtre   Ananias.

Réputée pour sa générosité, bienfaitrice des pauvres de Jérusalem, cette reine apporta un soutien constant au peuple juif de Judée et de Galilee.

A cours d’une famine, elle envoya des navires à Alexandrie d’ou ils ramenèrent du blé et des céréales aux victimes.

Le Talmud nous dit qu’elle suivait les lois juives avec rigueur et qu’elle fit de nombreux dons au Temple de Jérusalem notamment un chandelier d’or pour la porte de ce dernier.

Hélène est morte dans son territoire d’Adiabène vers l’an 56-58.

Son corps a été ramené à Jérusalem et enterré dans la tombe pyramidale qu’elle avait construite sa vie durant, au nord de Jérusalem.

Au cours de fouilles, en 1863  l’archéologue français Félicien de Saulcy découvrait un grand tombeau en pierre calcaire près de la porte de Damas à Jérusalem. Il fut persuadé que c’était les sépultures des grand rois de la Bible, David et Salomon, d’où le nom donné à cet endroit le  »Tombeau des Rois » cependant c’était celui d’une Reine, celle d’Hélène.

Ce tombeau fut transféré au Musée du Louvre, en plein accord avec les autorités archéologiques ottomanes de l’époque.

Cette Reine vénérée restera à jamais gravée dans la mémoire du Peuple Juif.

 

Palais d'Hélène d'Adiabene - Musée d'Israel

Palais d’Hélène d’Adiabene – Musée d’Israel

 

 

 

 

Une chambre sans vue

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Ce nom est original ! Il s’agit du  »Walled off Hôtel »  et son propriétaire n’est autre que l’artiste de rue Bansky, l’artiste  »graffiti », qui a jeté son dévolu sur la Cisjordanie et tout particulièrement sur le mur de séparation de Bethlehem pour en faire une oeuvre d’art.

Curieusement, le nom nous rappelle un autre hôtel de luxe de de l’autre côté du mur construit dernièrement à Jérusalem le  »Waldorf Astoria Hôtel »….

Ses 10 chambres sont décorées avec plusieurs oeuvres de  Bansky, meublées avec goût, humour, recherche et provocation. Très peu de lumière y pénètre et la vue, sûrement la pire de tous les hôtels du monde entier, donne sur ce fameux mur de séparation.

De nombreux graffitis paradent sur ce mur et ne cessent de rappeler les années d’Intifada,  conflit israélo-palestinien.  De nos jours, une population retranchée y vit avec un sentiment d’abandon et d’isolation, tout en étant administrée par l’Autorité palestinienne.

Banksy's work is displayed in the The Walled Off Hotel in the West Bank city of Bethlehem, Friday, March 3, 2017. The owner of a guest house packed with the elusive artist Banksy's work has opened the doors of his West Bank establishments to media, showcasing its unique worst view in the world. The nine-room hotel named The Walled Off Hotel will officially open on March 11.

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Les Sept espèces de la Terre d’Israël

Les sept espèces, fruits et graines, de la terre d’Israël nommées dans la Torah  :

« Une terre de froment, d’orge, de raisin, de figue et de grenade, une terre d’olive huileuse et de miel ».

Le BLE exprime la Sagesse et la Connaissance

C’est le premier élément nécessaire pour construire la personnalité, le côté spirituel et intelligent d’une personne

Champ de blé

Champ de blé

 

 

 

 

 

L’ORGE représente La Matière 

Il fournit des aliments pour animaux, un élément important pour l’existence humaine.

L'orge

L’orge

La VIGNE exprime la Joie et la Festivité

La vie est faite de moments de bonheur qui sont célébrés en dégustant un bon vin.                    »Le vin réjouit le cœur des humains » Psaume 104-15

Grappe de raisins

Grappe de raisins

La FIGUE symbole de la Nourriture Céleste 

Le figuier est un arbre Messianique, il est un des premiers arbres à fleurir en Février,  avec cette particularité qu’aucune de ses feuilles ne se ressemblent.

Tout à l’image d’Israel et de la torah ou chaque verset biblique peut avoir une explication différente.

Figues

Figues

 

 

 

 

 

 

La GRENADE symbolise la Prospérité, la Fertilité et la Beauté.

Les enfants d’Israël doivent accomplir autant de bons actes (Mitzvoth) que le nombre de graines.
Grenade

Grenade

L’ OLIVIER

L’olivier est le symbole de la Vie Familiale Bénie et Heureuse.

Il est aussi celui de Longévité, d’Espérance et de Paix…  Il est réputé éternel. 

Olivier

Olivier

La DATTE

Le miel de datte symbolise une Vie Douce et Abondante sur la Terre d’Israël

En hébreu biblique, un palmier dattier s’appelle Tamar. C’est aussi un prénom féminin évoquant la grâce et l’élégance qui est de nos jours toujours populaire.

Un palmier dattier

Un palmier dattier

 

 

 

 

 

Beith Shéan et ses divinités

Beith Shean vue du Tell

Beith Shean vue du Tell

Beith Shean  » Scythopolis  » est très certainement l’un des plus beaux sites archéologiques d’Israël.

Elle était une des dix villes de la décapole localisées autour du Jourdain, carrefour stratégique de 40000 habitants à l’époque romaine et détruite en 749 de l’ère chrétienne par un tremblement de terre, la beauté de ses vestiges ne cesse de m’impressionner à chacune de mes visites :

  • Son théâtre (encore utilisé pour des événements et spectacles),
  • ses bains chauds publics (les plus importants trouvés à ce jour en Israël),
  • le Cardo  »Palladius » grande allée principale restaurée adornée de magnifiques colonnes,
  • le  »Nymphée »  fontaine publique monumentale, ornée de sculptures et de jeux d’eau.
  • le Temple de Zeus, le Roi des Dieux dont les colonnes écrasées nous rappellent la violence implacable de ce tremblement de terre et bien sûr de très nombreuses mosaïques dont certaines sont exposées au musée d’Israël à Jérusalem,
  • et aussi cette magnifique mosaïque reconstituée de la déesse Tyche, déesse grecque de la Bonne Fortune, tenant la Corne de l’abondance. Elle fut volée, il y a quelques années, et retrouvée en pièces détachées aujourd’hui une copie est exposée sur le site.

    Déesse Tyche

    Déesse Tyche

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyonisus était également le protecteur de Beit Shean, Dieu de la vendange, de la vinification et du vin, de la folie rituelle et de la fertilité.

La légende nous raconte que la nymphe Nysa le nourrit et l’éleva durant toute son enfance.

 

Une visite royale…non officielle

Les funérailles de l’ancien Président d’Israël Shimon Pères ont été célébrées le 30 Septembre a Jérusalem.

De nombreux dignitaires ont, pour cette occasion, rendu un dernier hommage à ce Grand Homme.

Le Prince Charles en faisait partie.

A la fin de la cérémonie, qui s’est déroulée sur le Mont Herzl à Jérusalem,  le Prince Charles s’est éclipsé pour rendre visite aux sœurs russes orthodoxe du couvent de Sainte Marie Madeleine situé sur le Mont des Oliviers, où elles vivent en recueillement.

Il voulait déposer un bouquet de fleurs, cueillies dans le jardin de sa résidence écossaise, sur  la tombe de sa grand mère, Alice de Grèce, née de Battenberg en 1927, mère du Prince Philip.

Une visite qui devait lui tenir a cœur…

Une grand mère remarquable qui reçut du Yad Vashem en 1994 le titre posthume  de

                                                 « Juste parmi les nations »

pour avoir, durant la deuxième guerre mondiale, cachée chez elle une famille juive.
Le prince consort Philip fut l’invité d’honneur de cette cérémonie du Yad vashem organisée en l’honneur de la Princesse Alice.
Au cours de cette visite, Il se recueillera sur la tombe de sa mère sur le mont des Oliviers n’y étant jamais venu au préalable.

Une deuxième sépulture royale se trouve également dans la crypte de ce couvent, celle de la grand-tante du Prince Charles,  la duchesse Elisabeth Fiodorovna de Russie,  assassinée par les Bolcheviks en 1918.

 Mais qui était cette Princesse Alice de Grèce ?

Allice de Battenberg

Allice de Battenberg

La Princesse Alice de Battenberg voit le jour le 25 février 1885 au château de Windsor.

La Reine Victoria sa grand-mère lui est très proche et celle-ci se rend compte que sa petite fille est handicapée et souffre de surdité congénitale. La princesse Alice parviendra à lire sur les lèvres et à parler très correctement, maîtrisant en grandissant plusieurs langues, grâce à l’aide qui lui est apportée.

A 17 ans, la Princesse Alice rencontre pour la première fois le Prince André de Grèce et les  jeunes gens tombent réciproquement amoureux. Les familles respectives marquent une certaine réticence vu le jeune âge d’Alice mais le couple s’unira et leur mariage sera annoncé.

La princesse donne naissance à 4 filles et un garçon.

La vie devient difficile à partir de 1911 pour la famille royale grecque suites aux guerres balkaniques la tension monte dans le pays. A l’assassinat de son beau père, la princesse et les siens partent en exil et s’installe à Lucerne en Suisse.

Elle reviendra vivre finalement a Athènes en 1938 et y restera jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. Elle travaille pour la Croix rouge et se dévoue auprès des malades dans les hôpitaux de campagne. Convertie à la religion orthodoxe elle devient de plus en plus mystique,..

En 1949, la princesse fonde un ordre de nonnes orthodoxes qui s’inspire de celui créé à l’époque par sa tante la grande-duchesse Elisabeth de Russie, née princesse de Hesse.

La princesse assiste en 1953 au couronnement de sa belle-fille la Reine Elizabeth. Comme lors de ses apparitions à cette époque, elle porte une tenue de son ordre religieux.

Prince Phillip and her mother

Prince Phillip and her mother

 

 

 

 

 

Décembre 1967, après un nouveau coup d’état en Greece,  la princesse doit à nouveau prendre la fuite.

Elle s’installera au Palais de Buckingham près de sa famille.

Elle s’éteint à Londres le 5 décembre 1969 et est inhumée en la chapelle du château de Windsor.

La princesse Alice avait comme dernières volontés d’être enterrée à Jérusalem. 

En 1988, sa dépouille sera enfin transférée au couvent de Sainte-Marie Madeleine à Jérusalem où elle repose à côté de sa tante la grande-duchesse Elisabeth de Russie.

Le Monastère Sainte Marie Madeleine

Le Monastère Sainte Marie Madeleine