Archives pour la catégorie Rosh Hashana

Les fêtes Juives

En ce mois de Septembre nous sommes en pleines fêtes. Tout d’abord :

LA NOUVELLE ANNEE JUIVE (25 Septembre 2014) –

Cette année Nous sommes en l’An 5775 

Une cérémonie à la synagogue au son du choffar

Une cérémonie à la synagogue au son du choffar

Roch Hashana en Hébreu est le Nouvel An Juif, à cette occasion nous transmettons des voeux de Bonne Année  »Shana tova ».

Le rite principal de cette fête solennelle est la sonnerie du chofar, corne de bélier dans laquelle on souffle sur différents rythmes pour inviter l’assemblée au repentir et à l’introspection.

Le nouvel an est l’occasion de célébrer en famille et avec des amis un grand repas festif, le Seder Rosh Hashana.

Le repas est composé de plusieurs aliments symboliques sensés transmettre des valeurs pour l’année à venir. Les dattes, fruit nouveau et de saison, symbolisent un nouveau départ, les grenades la fertilité,  le miel et les pommes composent toujours les plats de cette fête. Afin que l’année à venir soit douce l’on trempe un morceau de pomme dans du miel.

Puis vient le YOM KIPPOUR – LE JOUR DU GRAND PARDON  (4 Octobre 2014)

Scène de Yom Kippour

Scène de Yom Kippour

C’est une fête religieuse Juive.

Le jour le plus saint de toute l’année juive.

C’est l’expiation de tous les péchés, en rappel à la faute du veau d’or lorsque Moïse était sur le mont Sinaï recevant les instructions divines pendant qu’en bas, son peuple érigeait le fameux veau d’or.

C’est un jour de jeûne.

La veille au soir, il convient de s’habiller en blanc, de se restaurer copieusement et de se laver des fautes qu’on a commises.

Le jour, il est interdit de travailler, de se nourrir (sauf pour les enfants, les malades et les jeunes mères), de porter des chaussures en cuir et d’avoir des relations conjugales.

La plupart des Juifs traditionnels se retrouvent à la Synagogue où de nombreuses prières sont récitées et chantées.

Les FETES DE SOUKKOT  – la fête des Cabannes  – du 9 au 15 Octobre 2014

Une soukka

Une soukka

La Fête des Cabanes, commémore l’Exode Juif.

L’on construit une sorte de hutte végétale, la soukka, en souvenir des tentes dans lesquelles ont résidé les Hebreux durant l’Exode. Certaines familles y vivent pendant toute la période qui suit la fête pour le Hol Hamoëd (« demi-fêtes ») lorsqu’il ne pleut pas.

Il est de coutume d’inviter des voisins, de la famille où des amis à y dîner.

Un rituel des quatre espèces et accomplit en réunissant du cédrat (un agrume), une palme de dattier, une branche de myrte et une de saule.

Ces espéces représentent les quatre caractères du Peuple d’Israel :

–  Le Etrog (cédrat) a un bon goût et une bonne odeur. Il représente les personnes qui possèdent la sagesse (l’étude de la Torah) et accomplissent de bonnes actions.
– Le Hadas (myrte) a une bonne odeur mais n’est pas comestible. Cela représente les personnes qui accomplissent de bonnes actions mais n’acquèrent pas la connaissance.
– Le Loulav (branche de palmier) est comestible mais n’a pas d’odeur. Il renvoie aux personnes qui possèdent la sagesse mais ne font pas de bonnes actions.
– La Aravah (feuille de saule) n’a ni goût ni odeur. Ce sont les personnes qui n’étudient pas la Torah et ne font pas de bonnes actions.

Sim’hat Torah – 16 Octobre 2014

Finalement vient le jour le plus joyeux de tous celui de  »Sim’hat Torah » La Joie de la Torah. 

Les rouleaux de la Torah sont portés en procession solennelle dans l’enceinte de la synagogue et les fidèles prononcent la prière « Atah Hareitah » en faisant une procession de sept fois le tour de la Bimah (emplacement central d’où l’on lit la Torah) accompagnée de chants et de danses qui expriment la joie infinie d’être dépositaire de la Torah.

C’est la fin de la lecture du cycle annuel de la Bible (Torah) et la lecture de la première section de la Génèse (Berechit) qui inaugure le cycle de la Nouvelle Année.

Célébration de Simhat Torah

Célébration de Simhat Torah

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LE CHOFAR DU ROI D’ESPAGNE

le choffar

le choffar

 

Ce texte m’a été envoyé il y a quelques années et je l’avais précieusement gardé parce qu’il m’avait touché tout particulièrement et je suis heureuse aujourd’hui de pouvoir le mettre sur mon blog afin que chacun profite de cette très belle histoire.    

Il y a quelques années, le Roi Juan Carlos d’Espagne invita le Grand Rabbin d’Israël Yonah Metzger pour commémorer le 800iéme anniversaire du décès de Maïmonide, l’illustre Rabbi Moïse Ben Maimon (le Rambam) Médecin, Philosophe, Talmudiste et surtout décisionnaire hors du commun, le Rambam est né à Cordoue, en Espagne.

Durant la cérémonie, le Rabin Metzger offrit au Roi un magnifique Choffar très long et recourbé serti d’argent avec la couronne royale gravée sur la garniture argentée.

Le roi Juan Carlos l’examina longuement et demanda quelle en était l’origine, le Rabin Metzger parlait en hébreu tandis que l’Ambassadeur d’Israël en Espagne Victor Harel, assurait la traduction en espagnol.

Cet objet vient-il d’Afrique ?  demanda le roi,

Non, Majesté, il vient de la terre d’Israël.

De plus en plus perplexe, le Roi demanda alors si cet objet devait être utilisé dans les corridas mais le Rabin Metzger expliqua poliment que le judaïsme interdisait de faire souffrir les animaux inutilement.

Alors quel est l’usage de cette corne d’animal ? continua le roi. Le Rabin profita de cette conversation pour rappeler au Roi un chapitre douloureux de l’histoire des juifs d’Espagne,

Le Roi l’écouta attentivement.
Majesté !  Ce cadeau-unique en son genre nous permet de clore définitivement un passage de l’histoire.

Il y a plus de cinq cents ans, l’âge d’Or du judaïsme espagnol prit fin brutalement quand votre ancêtre, le Roi Ferdinand et son épouse Isabelle expulsèrent mes ancëtres suite à  l’incitation de l’Inquisiteur Torquemada.

Les juifs qui avaient tant contribués au développement de leurs pays durent s’enfuir en abandonnant leurs biens pour s’installer dans des pays plus hospitaliers, cependant certains juifs restèrent en Espagne et se convertirent tout en gardant secrètement leurs lois et coutumes.

Ils se  conduisaient comme des dévots catholiques mais respectaient les lois de la Torah en allumant clandestinement  les bougies de Chabbat dans des placards, afin que personne ne le remarque.

Les jours de fête, ces Marranes se rassemblaient secrètement dans des caves pour prier.

D’ailleurs notre prière de Kol Nidre, au début de l’office de Yom Kippour est attribuée à ces Marranes qui ainsi annulaient leurs déclarations d’appartenance au catholicisme.

Ils priaient avec une ferveur rare mais à voix très basse de façon à ne pas être découverts par l’inquisition, qui savait torturer et brûler sur des bûchers ces hérétiques.
Pour Roch Hachana (la Nouvelle Année Juive)  ils étaient confrontés à un dilemme, la prière pouvait être chuchotée mais comment utiliser le Choffar sans attirer l’attention des voisins ?

Un chef d’orchestre-juif d’origine-trouva une solution originale :

Il proposa au roi d’organiser un concert gratuit et pour présenter divers instruments à vent, venus de tous les pays et de toutes les époques.

Le Roi qui adorait la musique en fut enchanté. Le Chef d’orchestre proposa une certaine date, qui de fait s’avérait être Roch Hashanah.

Le Roi, la Reine, les Ministres et les courtisans s’assirent au premier rang,  le reste des auditeurs prirent place à l’arriére, parmi eux se trouvaient de nombreux marranes.

Les musiciens présentérent différents instruments, de la flûte du berger à la trompette du soldat,  à un moment donné le chef d’orchestre lui-même proposa de sonner dans une corne de bélier qu’il présenta comme le plus ancien instrument à vent connu. Le Roi et la Reine  s’intéressèrent à cette curiosité,  contemplérent l’instrument puis le Maitre la porta à sa bouche tandis qu’au fond de la salle les marranes pronoçaient à voix basse les deux bénédictions :

 » Béni sois-Tu Eternel, notre D-ieu, Roi de l’Univers qui nous à sanctifiés par Ses Commandements et nous a ordonné d’écouter le son du Choffar » ainsi que :

 »Béni sois-Tu Eternel notre D-ieu, Roi de l’Univers, qui nous a fait vivre, nous a maintenus et qui nous a fait parvenir à cette période »

Le Chef d’orchestre sonna du Choffar comme l’exige la Halaha et tous les spectateurs se turent. A la fin de la prestation, on l’applaudit…….

Aujourd’hui, Majesté continua le Rabin Metzger, nous nous rencontrons cinq cents ans plus tard dans des circonstances bien plus amicales. En  tant que Grand Rabbin d’Israël je suis heureux de revenir en Espagne.

Je vous remercie au nom de Notre Peuple car maintenant les Juifs peuvent vivre librement dans votre pays,  Ils jouissent d’une totale liberté de culte et à Roch Hashanah ils peuvent sonner du Choffar dans les synagogues restaurées.
Aujourd’hui je peux vous offrir publiquement ce Choffar sans me cacher car vous êtes un souverain soucieux de démocratie.

En acceptant le Choffar, le Roi déclara;

Monsieur le Grand Rabbin,  j’ai reçu de nombreux cadeaux et trophées de nombreux chefs d’états des quatre coins du globe mais, ce cadeau-là est porteur d’une signification historique et je vous suis extrémement reconnaissant pour ce Choffar et pour ce récit !

Rav Metzger déclara alors au Roi qu’il souhaitait le bénir, comme cela est recommandé par les Sages.

Quand il termina sa benediction le Rabin Metzger ouvrit les yeux et s’aperçut que le roi, saisi d’émotion, pleurait sans chercher à le cacher…..

 

Le Roi Juan Carlos et le Rabbin Metzger

Le Roi Juan Carlos et le Rabbin Metzger

 

En fait et historiquement, la mère de Ferdinand Ier Roi qui signa en 1492 l’expulsion des Juifs d’Espagne et qui laissa l’Inquisition s’installer pendant des siècles, était … Juive. Elle s s’appelait Jeanne Enriquez, et sa maman Paloma bat Gedaliah (Paloma fille de Gedaliah)

Le grand-père paternel de Jeanne Enríquez est Alonso Enríquez, seigneur de Medina de Rioseco (1354-1429) dont le père est Fadrique de Castille et la mère, Paloma bat Gedaliah (née juive), petite-fille de Shlomo Ha-Zaken ben David, traditionnellement issu d’une branche des descendants du roi David par les exilarques de Babylone.

C’est ainsi que son arrière-petit- fils Charles Quint descendrait de ces Juifs de Babylone[1]

Document : Publications des généalogistes H.R.Moser et Vajay, INRIA 2005

Marranes mis sur le bucher

Marranes mis sur le bucher