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Les croisades de Saint Louis – Roi de France

Aigues-Mortes et le départ de Saint Louis

Aigues-Mortes et le départ de Saint Louis

Aigues-Mortes ville du sud de la France célèbre chaque année, à la fin du mois d’août le départ de Saint Louis pour les Croisades.

Ce roi,  au cœur généreux qui n ’hésitait pas a inviter des pauvres à sa table, fit le vœu, à la suite d’une longue maladie que nombreux pensèrent fatale, de partir en Croisade.

Alors qu’une paix relative et une prospérité économique régnaient au Proche Orient et que des relations diplomatiques et commerciales  ne cessaient d’accroître, une alliance inopportune se fit avec le Prince de Damas contre le Sultan d’Egypte. En 1244 le sultan reprend Jérusalem et anéantit l’armée chrétienne.

Le pape Innocent IV appelle alors à une nouvelle Croisade et Saint Louis se hâte de l’organiser.

La septième Croisade est la première des deux croisades entreprises sous la direction de Saint Louis, Roi de France.

Des  travaux de constructions s’ensuivent dans cette ville du sud de la France celui d’un  port, d’une église appelée des Sablons, et de la tour de Constance pour protéger le port qui sont jusqu’à ce jour, des vestiges de la vieille ville d’Aigues-Mortes.

Cette expédition regroupa 36000 hommes tous engagés pour une nouvelle conquête des Lieux Saints et de la délivrance du Saint Sépulcre mais aussi dans le but de fonder une colonie en Afrique d’où la nécessité d’amener des armes, des munitions, des vivres ainsi que des outils.

Une Croisade dans laquelle aucun souverain étranger ne participait… strictement française !!

Après avoir reçu à Lyon la bénédiction pontificale il arrive à Aigues-Mortes le 25 août 1248.

Le cri de  »Dieu le veut » accompagnera le départ de ces Francs vers la Terre Sainte.

Il restera quatre ans en Terre Sainte pour renforcer le royaume de Jérusalem apte à se défendre contre une nouvelle menace, celle des Mamelouks. La Croisade prit fin en 1254 par le retour précipité du roi en France après la mort de Blanche de Castille, sa mère qui assurait la régence du royaume pendant son absence. Même si cette Croisade n’a pas eu les résultats souhaités, elle fut importante pour la survie du royaume en Terre Sainte.

A la suite des conquêtes par les Mamelouks d’Egypte des villes portuaires de Jaffa, Césarée et Arsouf , Saint Louis décide de repartir pour une nouvelle Croisade.

A peine est-il aux portes de Tunis qu’une épidémie de peste se déclare. Elle emporte une grande partie des troupes ainsi que le roi qui meurt le 25 Août 1270.

Le couronnement de Saint Louis

Le couronnement de Saint Louis

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Sir Moïse Haïm Montefiore

Le carosse de Moise Montefiore

Le carrosse de Moise Montefiore

 

Moïse Haïm Montefiore naît en 1784 en Italie, Juif Sépharade, il visita la Terre Sainte pour la première fois en 1827 cette visite de Jérusalem, de quelques jours seulement, changea sa vie. Il devint alors un homme Pieux qui respecte les observances de tout juif religieux.

Trois ans plus tôt, il avait pris la décision de se retirer de ses affaires au Royaume-Uni,  et se consacra à l’âge de 40 ans à aider, grâce à son immense fortune, la population juive de  »Terre Sainte » qui vivait dans une grande misère, Il devint le défenseur de la cause des Juifs partout dans le monde, il y consacra le reste de sa vie particulièrement longue – il mourut a 101 ans.

Par philanthropie, non seulement Il lutta contre la discrimination dans son propre pays mais aussi dans le monde entier en Turquie, Russie, Maroc et en Perse toujours dans le but d’alléger la condition des Juifs de ces pays.

Le moulin de Moses Montefiore - Mishkenot Sha'a nanim

Le moulin de Moses Montefiore – Mishkenot Sha’a nanim

En 1855, Moïse Montefiore construisit les premières maisons hors de l’enceinte de la vieille ville, dans un quartier appelé  »Yemin Moshe » où  »Mishkenot Sha’a nanim » voulant dire le  »Domaine des Bienheureux », toujours dominé par le célèbre moulin de Montefiore érigé en 1857.  Ces maisons étaient destinées aux Juifs qui logeaient pauvrement dans la Vieille Ville dans un quartier surpeuplé où les conditions d’hygiène étaient déplorables,

Le moulin, rénové dernièrement,  n’a jamais vraiment fonctionné en raison du manque de vent à Jérusalem.

Simon Sebag Montefiore raconte dans son livre  »Jérusalem »

 »En Mars 1840, sept Juifs de Damas furent accusés d’avoir tué un moine chrétien et son serviteur musulman afin d’utiliser leur sang pour un sacrifice humain à Pâque. Alors qu’il venait a peine de rentrer à Londres, Sir Moïse Montefiore, soutenu par les Rothschild, prit la tête de la campagne pour sauver les Juifs damascènes de ces persécutions médiévales. Unissant ses forces à celles du juriste français Adolphe Cremieux, Montefiore se précipita à Alexandrie où il intercéda auprès de Mehmet Ali pour qu’il fasse libérer les prisonniers. Mais quelques semaines plus tard, il y eut un nouveau cas d’accusation de crime rituel à Rhodes. Montefiore prit le bateau pour Istanbul, où il fut reçu par le sultan, qu’il persuada d’émettre un décret réfutant catégoriquement ces rumeurs de crimes rituels. Montefiore connut là son plus grand succès – mais il devait autant à sa nationalité qu’au caractère parfois musclé de sa diplomatie. En ce temps-là, il était doux d’ être anglais au Moyen-Orient. »

Homme d’affaires, innovateur, investisseur, fondateur et directeur de banque, son objectif était de favoriser l’Industrie, l’Education et la Santé.

                         De nombreux honneurs lui sont rendus au cours de sa vie                                                                  Il est fait Chevalier ainsi que Baronnet.

                          Son 100 ième Anniversaire sera fêté dans toute la Grande-Bretagne.

Il est venu sept fois en Terre Sainte tout d’abord en chariot puis en bateau parfois accompagné de sa femme, Judith, qui malgré sa santé fragile le suivait.                                 Son carrosse, lui aussi rénové, est exposé près du moulin.

                                Il avait quatre-vingt-onze ans quand il entreprit son dernier voyage.

                                              Il meurt en 1885 en Angleterre, à Ramsgate (Kent).

                                   Il existe une chanson célèbre en hébreu sur Sir Montefiore

                                        Ha’Sar Moshe Montifiori,  (Le Ministre Moshe Montefiore)

                            On raconte aussi qu’il montait dans son carrosse pour aller                                                                               distribuer son argent aux pauvres.

 

 

Le blason des Montefiore

Le blason des Montefiore