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Théodore Herzl – le Moïse des Temps Modernes

Theodore Herzl

Théodore Herzl

Théodore Herzl – Le Moïse des temps modernes.

Il naquit en 1860 dans le quartier juif de Budapest, capitale de la Hongrie, fils d’une famille bourgeoise d’origine germanique, son père un réformiste pratiquant d’un judaïsme  »progressiste » était un partisan de l’assimilation des juifs au sein de leurs terres d’accueil.

Docteur en droit, il devint Journaliste à Paris et correspondant du journal viennois la « Neue Freie Presse » mais avide de connaissances et ne pouvant satisfaire sa curiosité il parcourait la Terre …

Ecrivain, auteur de pièces de thêâtre, connu à Berlin, à Vienne il fut nommé Directeur Littéraire du journal qui l’employait…

Cet Homme, de forte stature et de grande prestance, portait une longue barbe noire, des yeux étincelants et profonds, il magnétisait tous ceux qui entraient en contact avec lui de par sa vivacité et son éloquence, depuis les empereurs jusqu’aux pauvres Juifs qui s’arrêtaient pour baiser les bords de son manteau…

L’affaire Dreyfus et les cris dans Paris de « Mort aux Juifs » changera le cours de sa vie.

On raconte bien que. tout jeune, il aurait dit au docteur de sa famille  »Que le seul moyen pour les juifs était de partir en Palestine et à la « question qui nous y conduira »  il aurait répondu       « Moi ! »

Il écrivit en 1896 un livre « l’Etat des Juifs » (Der judenstaat).

« Je n’avais encore jamais rien écrit dans un tel état d’exaltation » a t’il dit…

Il partit en croisade en Allemagne, France, Angleterre et rencontra des mécènes de la finance afin de quémander l’argent nécessaire pour mettre à jour son projet.

Il essuya de nombreux échecs mais malgré toutes les difficultés rencontrées, les portes qui se fermaient, les dénonciations de « faux Messie »,  il organisa le premier congrès sioniste à Bâle en 1897. Ce fut une grande assemblée de frères barbus sionistes venus de tous pays et de toutes cultures unis par leur origine, son discours transcendant fut acclamé  par cette foule fascinée par le charisme de cet homme et fut scandé d’un cri unanime de la foule en hébreu  »Yechi Hamelech »   »Vive le Roi ». Il présidera chaque congrès sioniste jusqu’à sa mort en 1904.

Il connaissait mieux que quiconque la main mise de l’Allemagne sur la Turquie. Il rencontra l’Empereur Guillaume II qui préparait son voyage pour la Palestine, avec arrêt à Constantinople.  Herzl aussi partit pour Constantinople en pensant rencontrer le Sultan et le solliciter, contre argent comptant, la cession de la Palestine !

Voila Jésus Christ ! cria HabdulHamid en le rencontrant ! Cependant rien ne fut signé car le Sultan voulait être sûr que l’argent lui soit remis en main propre avant de prendre tout engagement.

L’Empereur Guillaume II en visite en Palestine… Herzl s’y trouvait aussi !  ils se rencontrèrent se saluant majestueusement comme deux rois dont un sans couronne !

Theodore Herzl avait 44 ans quand il mourut, il laissa une femme et 3 enfants orphelins qui furent envoyés dans des foyers d’accueil, comme son testament le demandait… Ils sont tous décédés dans des circonstances tragiques.

Le paradoxe est grand entre l’idéal de cet homme et la misère de sa famille, sa femme abandonnée et dépourvue de la charge de ses trois enfants par cet homme sans aucune compassion pour celle qui ne le suivit pas dans son destin et qui finira tout aussi tragiquement que ses enfants.

Mort en 1904, Théodore Herzl avait demandé dans ses dernières volontés à être enterré en Palestine quand le peuple juif y aurait fondé un Etat indépendant. Il avait exprimé le souhait que sa famille proche puisse reposer à ses côtés.

Le 17 août 1949, son corps ainsi que celui de ses parents, Yaakov et Jeannette, et sa sœur également prénommée Pauline, ont été inhumés au Mont Herzl.

En Septembre 2006 les dépouilles de ses enfants Hans et Pauline y ont été transférés depuis Bordeaux. Sa fille cadette, Trude Norman, est morte dans le camp de concentration de Theresienstadt,  et ses restes n’ont jamais été retrouvés. Le corps du fils unique de Trude, Stéphane Théodore Norman, qui s’est suicidé en se jetant d’un pont en 1946 à Washington, fut également transféré au Mont Herzl le 5 Décembre 2007.

 

Les enfants de Théodore Hertzl

Les enfants de Théodore Hertzl

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L’ancienne gare de chemin de fer Turque à Beersheva

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La Gare des trains de  l’époque  Ottomane       est devenue depuis                     sa rénovation                       une des                           attractions de              la Capitale du Negev 

           BEER SHEVA 

Le rêve du Maire de Beer Sheva, Rubik Danilovich, était de découvrir où ce vieux train 70414  avait disparu et de le ramener à sa ville. Malgré les difficultés rencontrées et  grâce à l’aide Britannique il a pu finalement rapatrier une copie du train légendaire au grand plaisir des anciens de la ville qui se souviennent avec nostalgie du son du train et son coup de sifflet.

Une chanson interprête la légende du train 70414. 

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Gare de Beer Sheva rénovée

Gare de Beer Sheva rénovée

                                            

Café ''Tahana''

Café  »Tahana »

Café ''Tahana''

Café  »Tahana »

Doña Gracia – Une Grande Dame

Doña Gracia

Doña Gracia

Doña Gracia était une dame de noblesse juive qui joua un rôle tout particulièrement important au Moyen Age. Son destin exceptionnel nous intrigue et nous fascine encore de nos jours…

Doña Gracia est née au Portugal au début du 16ème siècle d’une famille de nobles, les Benveniste, qui avaient fui l’Espagne au début de l’Inquisition. De famille très aisée, elle avait épousé Francisco Mendez-Nassi, un banquier, dont la fortune était encore plus considérable que la sienne.

Doña Gracia ou  »Béatriz de Luna », selon le nom adopté en tant que prétendue catholique, était d’une grande beauté, riche et cultivée.

A la mort de son mari, elle décide de quitter le Portugal et emmène avec elle, son unique enfant, ainsi que quelques membres de sa famille. La vie devenait intolérable pour les  »Marranos » car l’Inquisition commençait à s’appesantir au-delà de l’Espagne et du Portugal.

Les Marranos étaient les Juifs qui, comme Doña Gracia, demeuraient secrètement fidèles à la foi de leurs pères, tout en prétendant une apparente adhésion à l’Eglise catholique, ils subissaient l’oppression en gardant l’espoir de la fuir.

Elle partit à Anvers où son beau-frère dirigeait la Banque des Mendez-Nassi et s’y établit.

Cependant même la, l’Inquisition ne tarda pas à les rejoindre.

Après la mort de son beau frère en 1549, elle quitta Anvers avec sa fille, sa sœur devenue veuve et sa nièce, pour Venise en emportant une grande partie de ses biens et en espérant partir vers des contrées lointaines où elle pourrait enfin vivre son Judaisme en toute tranquillité.

Elle décida de rejoindre son neveu à Constantinople, le célèbre Don Joseph Nassi qui était devenu Ministre du Sultan en Turquie, un des hommes les plus influents d’Europe.

Mais Le Roi de France, persuada le Gouvernement de Venise de les empêcher de s’embarquer et de mettre cette Noble Dame ainsi que toute sa famille en prison et de s’accaparer de tous leurs biens.

C’est alors que Don Joseph Nassi usant de sa grande influence auprès du Sultan réussit un coup de Maitre : depuis quelques temps la concurrence des marchands de Venise gênait sa politique.

Le Sultan envoya un émissaire avec une requête des plus ferme demandant de libérer Dona Gracia et de lui restituer sa fortune. Il fallut deux ans pour que le Sultan obtienne satisfaction.

Doña Gracia finit par s’établir à Constantinople en 1552 et devint le centre de l’aide mondiale aux Marranos et aux Juifs persécutés et dépensa sa fortune à cette cause.

Malheureusement,  suite à des changements politiques, la situation des juifs se détériora en Turquie et devint aussi dramatique qu’en Europe. Une grande partie de la fortune des Mendez-Nassi fut confisquée.

     

                                        Le rêve de Doña Gracia était de créer un foyer juif en Palestine !

                              Donner une Terre à tous ces juifs marranes persécutés pour qu’ils                          puissent enfin vivre et transmettre les traditions de leurs ancêtres à leurs enfants                                                                  en toute sérénité.

                 De nombreux vestiges à Safed et à Tiberiade nous rappellent, de nos jours, la                                générosité de cette bienfaitrice et à travers ses richesses du passé, son                                                    image reste à jamais gravée dans nos mémoires.                                            

                                      Une Grande et Noble Dame

                                                     Doña Gracia

Constantinople

Constantinople