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Un visiteur pas comme les autres – MARK TWAIN

Mark Twain

Mark Twain

Mark Twain est le nom de plume de Samuel Langhorne Clemens, né le 30 novembre 1835 dans une famille américaine catholique.

Il grandit à Hannibal dans le Missouri, site mentionné dans ses livres  »Tom Sawyer et Huckleberry Finn ». Durant son adolescence Il sera apprenti : chez un imprimeur, puis comme compositeur, contribue aux articles du journal de son frère aîné Orion Clemens. Il sera également mineur puis pilote de bateau sur le fleuve Mississippi. Il ne manque pas de raconter avec humour son manque de succès dans l’exploitation minière, pour finalement se tourner vers le journalisme.

En juin 1867,  il rejoignit une commission de journalistes avec un groupe restreint de passagers qui avaient réservé pour une grande «excursion d’agrément» de cinq mois et demi en Europe et en Terre Sainte sur le vapeur  »Quaker City ». Le but de ce voyage était d’écrire un article, pour le magazine  »Alta california » sur les « Nouveaux Pèlerins et le Tourisme »,  intitulé  »Voyage de plaisir en Terre Sainte ».

Son récit du voyage il nous le raconte dans le livre  »Le voyage des innocents » ses compagnons de voyage ne lui inspiraient guère de sympathie due a leur comportement trop pieux à son goût.

Après avoir visité l’Europe, ils arrivent au Proche Orient en passant par la Syrie, le Liban et finalement la Palestine. Marc Twain s’étonne de la petitesse du lac de Tibériade, trop habitué à la grandeur des lacs américains, il part pour Nazareth, le Mont Tabor, traverse la Samarie, de Naplouse il partira vers la Vallée du Jourdain en plein mois d’août sous une chaleur de plus de 40 degrés… il raconte la difficulté de trouver un arbre, un point d’eau pour se rafraîchir après des heures de marche….que du désert aride, une désolation ultime.

Tout comme chaque visiteur de l’époque, la Bible était leur seul recours pour reconnaître les lieux saints et ces sites, si souvent mentionnés, leur semblaient plus grandioses que la réalité.

Enfin il voit le Jourdain, une rivière qui peut se traverser à pied ! quelle déception, en comparaison au Missouri … il appellera donc le jourdain – le mississi …pipi  !

Finalement, il arrive à Jérusalem, il est très impressionné par la vue des murailles et reste des heures à les contempler. Il se décide à rentrer dans la vieille ville qu’il trouve puante, sale, vétuste, surannée … décevante. Il s’installe à  »l’hôtel Méditerranéen » dans le quartier juif de l’époque. Ce même bâtiment qu’Ariel Sharon achètera 150 ans plus tard en 1987 et qui est depuis sa mort une  »yeshiva » une école talmudique.

Des moines le guideront dans la vieille ville, il sera contrarié par leur manque de culture… au Saint Sépulcre il voit la tombe d’Adam … enfin un membre de sa famille pense t’il et il en est ému !!

A son retour on lui demande  »Comment était ce voyage de plaisir en Terre Sainte ?                    Le titre ne lui convenait guère car pour lui ce fut loin d’être un voyage de plaisir !

« De tous les pays qui ont un panorama de désolation, je pense que la Terre Sainte doit avoir la couronne !!  On devrait intituler l’article :                                                                                                « Un voyage pour le grand enterrement de la Terre Sainte! » Un pays en deuil, maudit qui a perdu toute sa grandeur, sa beauté et est devenu une terre maudite oublié de Dieu »

Le premier Ministre israélien au cours d’une rencontre avec Barack Obama lui a offert le livre de Mark Twain en lui disant voilà ce que le peuple juif a fait de ce pays maudit …

Mark Twain a rencontré Théodore Herzl et  voulait faire jouer la pièce de théâtre de ce dernier  »le Nouveau Ghetto » à Broadway. Mark Twain pensait que les juifs ne devaient pas retourner en Palestine car ils pouvaient être plus influents en restant dans leur pays respectif.

Il écrivit son autobiographie en 1910 et, selon sa demande, elle ne devait être publiée qu’en 2010 à l’occasion du 100eme anniversaire de la mort de Twain.

Son esprit et sa satire, en prose et en discours, ont mérité les éloges de la critique et de ses pairs, il a été salué comme le « plus grand humoriste que les États-Unis ont produit ».

Twain est né peu de temps après l’apparition de la comète de Halley, et il a prédit qu’il «sortirait avec» il est mort le 21 Avril 1910 un jour après que la comète se soit rapprochée de la Terre.

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Le photographe qui fait revivre l’Histoire – Rudi Weissenstein

RUDI ET MYRIAM WEISSENSTEIN

RUDI ET MYRIAM WEISSENSTEIN

MYRIAM WEISSENSTEIN

Né en 1910 en Tchécoslovaquie, Shimon Rudolf « Rudi » Weissenstein étudie la photographie à Vienne et émigre en Palestine en 1934. Dès son arrivée; il va photographier la vie quotidienne des immigrants juifs de l’époque et accumule une vaste collection de plus d’un million de négatifs, les plus connus seront certainement ceux de la déclaration d’indépendance d’Israël par David Ben Gurion en 1948. Jusqu’à sa mort en 1992, il tenait avec sa femme Myriam (danseuse de profession) un magasin de photographies à Tel-aviv où étaient exposées pèle mêle toutes ses photos.

Le magasin de la rue Allenby m’était familier, les photos en noir et blanc de la vitrine reflétaient un passé que les israéliens ne veulent pas oubliés. J’étais tout particulièrement fascinée par cette photo d’une dame d’une immense vitalité qui sautait joyeusement en l’air dont l’ultime moment fut happée en vol par un photographe, son mari.

J’ai été aussi très touchée par ce couple insolite, Myriam et son petit fils Ben Peter Weissenstein, qui racontaient il y a une dizaine d’années dans un documentaire de Tamar Tal  »Life in Still » leurs craintes et difficultés de survie et se battaient pour préserver ce patrimoine et leur magasin de photographies, en danger de disparaître définitivement, car la mairie de Tel-Aviv voulait rénover leur édifice et leur proposait en offrande de s’installer dans un nouveau bâtiment de la rue Tchernichovski.

Myriam Weissenstein est décédée en 2011 à 98 ans, quelques mois après le déménagement du magasin dans son emplacement actuel après s’être battue pendant des années pour sauver la boutique d’Allenby. Son petit fils gère les archives et photos du magasin qui est actuellement fermé due à la pandémie du covid19 mais disponible sur le site Web de la boutique.

MYRIAM WEISSENSTEIN

MYRIAM WEISSENSTEIN

 

Une chambre sans vue

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Ce nom est original ! Il s’agit du  »Walled off Hôtel »  et son propriétaire n’est autre que l’artiste de rue Bansky, l’artiste  »graffiti », qui a jeté son dévolu sur la Cisjordanie et tout particulièrement sur le mur de séparation de Bethlehem pour en faire une oeuvre d’art.

Curieusement, le nom nous rappelle un autre hôtel de luxe de de l’autre côté du mur construit dernièrement à Jérusalem le  »Waldorf Astoria Hôtel »….

Ses 10 chambres sont décorées avec plusieurs oeuvres de  Bansky, meublées avec goût, humour, recherche et provocation. Très peu de lumière y pénètre et la vue, sûrement la pire de tous les hôtels du monde entier, donne sur ce fameux mur de séparation.

De nombreux graffitis paradent sur ce mur et ne cessent de rappeler les années d’Intifada,  conflit israélo-palestinien.  De nos jours, une population retranchée y vit avec un sentiment d’abandon et d’isolation, tout en étant administrée par l’Autorité palestinienne.

Banksy's work is displayed in the The Walled Off Hotel in the West Bank city of Bethlehem, Friday, March 3, 2017. The owner of a guest house packed with the elusive artist Banksy's work has opened the doors of his West Bank establishments to media, showcasing its unique worst view in the world. The nine-room hotel named The Walled Off Hotel will officially open on March 11.

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Le peintre JonOne en visite en Israël

JonOne et une de ses peintures

JonOne et une de ses peintures

JonOne, artiste peintre graffeur, en visite en Israël est l’invité d’honneur de la Gallerie 32 de   Tel-Aviv, celle-ci présente une magnifique exposition de ses œuvres.

j’ai été très heureuse d’être son guide ainsi que celui de sa famille et amis pendant quelques jours.

John Andrew Perello est né en 1963 dans le quartier de Harlem à New York de parents originaires de la République dominicaine.  En tant qu’enfant d’Harlem son introduction à l’art de rue a commencé à un âge précoce. Il se familiarise très tôt avec les graffitis et tags dessinés sur les voitures du métro ainsi que sur les murs de la ville, « Le métro est un musée qui traverse la ville » dit-il. A 17 ans, il entre dans le monde du graffiti avec son ami d’enfance « White Man, » en marquant son nom Jon avec le numéro 156 sur les murs et les trains de son quartier. Il s’installe a Paris en 1987, ce fut pour lui une révélation. Paris était le noyau du street art, affirme t-il et cette ville l’inspire et le fascine toujours autant, encore aujourd’hui.

Peintre de renommé, il a éxécuté une oeuvre street art de ‘Marianne’ exposée au Palais Bourbon. Ce même dessin sera bientôt imprimé sur les timbres postaux de la République Française.

JonOne A Beautiful Madness -about the artist  YouTube Movie.

Le tableau de Marianne fait par JonOne au Palais Bourbon

Le tableau de Marianne fait par JonOne au Palais Bourbon

Le Mont des Oliviers avec Shanae, Chritophe, Gemal, Jon and Mai

Le Mont des Oliviers avec Shanae, Chritophe, Gemal, Jon and Mai

Jon devant le Dome du Rocher Jerusalem

Jon devant le Dome du Rocher Jerusalem

Tel-aviv le « Café Tamar » et la Dame aux cheveux bleus

En passant dans la rue Shenkin à Tel-Aviv hier, je n’ai pu résister à l’envie de passer devant le « Café TAMAR » ce café mystique où tant d’écrivains, artistes, journalistes ont passé des heures entières à écrire des articles, livres, chansons dont certaines se sont inspirées de l’endroit même.

Le café a fermé ses portes à la fin du mois de Juin 2015. Sarah Stern, la femme aux cheveux bleus qui a célébré son 90e anniversaire cette année, l’a gérée d’une main de Maitre pendant 74 ans et vient de se retirer.

Le café ouvrit ses portes en 1941, et fut repris en 1956 par Abraham et Sarah, qui se rencontrèrent dans les sables égyptiens durant l’Epoque britannique . Après la mort d’Abraham en 1966, Sarah prit en main le café et se fit reconnaitre et appréciée pour sa facon directe de mener à bien son affaire et devint réputée pour une de ses spécialités  »le bagel grillé ».

Le café  »Tamar »  de Tel-Aviv devint le lieu mytique de prédilection de la bohème de Shenkin qui y passait de nombreuses heures à discuter de politique, religion et des dernières tendances du jour.

La rue Shenkin, reconnue pour être  la  » Rue de la Bohème  » si étonnante et intéressante le doit aussi aux journalistes du journal  »Davar » un quotidien dont les bureaux étaient à proximité du café et par ce fait, de nombreux politiciens y menaient leurs affaires, plus récemment les gens du monde de la culture et de l’art en ont fait leur  »Maison ».

Cette porte fermée m’attrista et en regardant par une des fenêtres je fus surprise de réaliser que tous les meubles étaient à leur place immuables, inertes comme dans une image dont le temps serait suspendu.

Café Tamar

« Know hope » Street Art

Une conférence de l’artiste Israélien « Know Hope – Truth and Method » à Tel-Aviv vendredi dernier.

Dans sa nouvelle exposition « Vérité et Méthode », il nous dévoile sa relation symbiotique avec l’environnement.

Il expose également les portraits de personnes qu’il a tatoué lui même de textes/phrases et qui à l’inverse de ces murs immuables subissent l’intéraction du quotidien et transmettent ce concept vers d’autres perspectives.

« Le procédé était extrêmement intime, émotionnel et technique » rajoute-t-il !

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Les Vitraux de Marc Chagall à Ein Karem

Naftali - de Marc chagall

Naftali – de Marc chagall

La synagogue du Centre Médical Hadassah de l’Université Hébraïque à Jérusalem Ouest, a été inaugurée le 6 Février 1962.

Elle contient les douze magnifiques vitraux que Marc Chagall a créé et généreusement offert à l’hôpital  Hadassah en ne faisant payer que le coût des matériaux, le travail des spécialistes de l’Atelier Simon de Reims et des frais relatifs aux travaux.

Quand il fut décidé de soumetre à Marc Chagall l’idée de peindre ces vitraux, une délégation partit de Jérusalem pour Paris afin de rencontrer le célèbre artiste Juif Francais. Le grand violoniste Isaac Stern, se trouvait à bord de l’avion qui accompagnait la délégation et se joignit à leur cause.

Asher - Marc Chagall

Asher – Marc Chagall

Levy de Marc Chagall

Levy de Marc Chagall

Au cours des deux heures de cette remarquable visite, Mme Chagall révéla que son mari avait toujours espéré que le peuple Juif lui fasse signe.

Ce sera lui dit on :   » l’occasion  d’œuvrer pour la postérité et de créer un lien indissoluble entre vous et le peuple Juif ».

Au cours de ses trente dernières années, c’est la Bible qui lui avait inspiré ses œuvres maitresses et il disait qu’en tirant son inspiration de la Bible …

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 »Je sentais, en travaillant, mon père et ma mère qui regardaient par-dessus mon épaule, et derrière eux des millions de Juifs ».

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Il fallut deux ans à Chagall pour concevoir, mettre au point et exécuter les douze vitraux qui devaient former le chapiteau de la synagogue et qui symbolisent les douze fils de Jacob d’où sortirent les douze tribus d’Israël.

Naphali, joseph, Benjamin de Marc Chagall

Naphali, joseph, Benjamin de Marc Chagall

Ruben, Siméon, Lévi, Juda,

                                                      Issachar, Zabulon, Dan, Gad,

                                                                                                 Asher, Nephtali, Joseph et Benjamin.

Comment ne pas être transporté par toutes ces couleurs éclatantes de rouge, vert, jaune et bleu et ces représentations d’ animaux, de fleurs et d’arbres. On peut souligner qu’il n’y a aucune figure humaine comme le demande la tradition juive mais des symboles bibliques liés à son éducation religieuse :

                                La Torah        l’Etoile de David    Le Chandelier à sept branches
                         les Lettres Hebraïques              la Corne de bélier        les Mains protectrices

Judah, Zebulon, Issacar de Marc Chagall

Judah, Zebulon, Issacar de Marc Chagall