Archives du mot-clé art

Une chambre sans vue

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Ce nom est original ! Il s’agit du  »Walled off Hôtel »  et son propriétaire n’est autre que l’artiste de rue Bansky, l’artiste  »graffiti », qui a jeté son dévolu sur la Cisjordanie et tout particulièrement sur le mur de séparation de Bethlehem pour en faire une oeuvre d’art.

Curieusement, le nom nous rappelle un autre hôtel de luxe de de l’autre côté du mur construit dernièrement à Jérusalem le  »Waldorf Astoria Hôtel »….

Ses 10 chambres sont décorées avec plusieurs oeuvres de  Bansky, meublées avec goût, humour, recherche et provocation. Très peu de lumière y pénètre et la vue, sûrement la pire de tous les hôtels du monde entier, donne sur ce fameux mur de séparation.

De nombreux graffitis paradent sur ce mur et ne cessent de rappeler les années d’Intifada,  conflit israélo-palestinien.  De nos jours, une population retranchée y vit avec un sentiment d’abandon et d’isolation, tout en étant administrée par l’Autorité palestinienne.

Banksy's work is displayed in the The Walled Off Hotel in the West Bank city of Bethlehem, Friday, March 3, 2017. The owner of a guest house packed with the elusive artist Banksy's work has opened the doors of his West Bank establishments to media, showcasing its unique worst view in the world. The nine-room hotel named The Walled Off Hotel will officially open on March 11.

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Le peintre JonOne en visite en Israël

JonOne et une de ses peintures

JonOne et une de ses peintures

JonOne, artiste peintre graffeur, en visite en Israël est l’invité d’honneur de la Gallerie 32 de   Tel-Aviv, celle-ci présente une magnifique exposition de ses œuvres.

j’ai été très heureuse d’être son guide ainsi que celui de sa famille et amis pendant quelques jours.

John Andrew Perello est né en 1963 dans le quartier de Harlem à New York de parents originaires de la République dominicaine.  En tant qu’enfant d’Harlem son introduction à l’art de rue a commencé à un âge précoce. Il se familiarise très tôt avec les graffitis et tags dessinés sur les voitures du métro ainsi que sur les murs de la ville, « Le métro est un musée qui traverse la ville » dit-il. A 17 ans, il entre dans le monde du graffiti avec son ami d’enfance « White Man, » en marquant son nom Jon avec le numéro 156 sur les murs et les trains de son quartier. Il s’installe a Paris en 1987, ce fut pour lui une révélation. Paris était le noyau du street art, affirme t-il et cette ville l’inspire et le fascine toujours autant, encore aujourd’hui.

Peintre de renommé, il a éxécuté une oeuvre street art de ‘Marianne’ exposée au Palais Bourbon. Ce même dessin sera bientôt imprimé sur les timbres postaux de la République Française.

JonOne A Beautiful Madness -about the artist  YouTube Movie.

Le tableau de Marianne fait par JonOne au Palais Bourbon

Le tableau de Marianne fait par JonOne au Palais Bourbon

Le Mont des Oliviers avec Shanae, Chritophe, Gemal, Jon and Mai

Le Mont des Oliviers avec Shanae, Chritophe, Gemal, Jon and Mai

Jon devant le Dome du Rocher Jerusalem

Jon devant le Dome du Rocher Jerusalem

Tel-aviv le « Café Tamar » et la Dame aux cheveux bleus

En passant dans la rue Shenkin à Tel-Aviv hier, je n’ai pu résister à l’envie de passer devant le « Café TAMAR » ce café mystique où tant d’écrivains, artistes, journalistes ont passé des heures entières à écrire des articles, livres, chansons dont certaines se sont inspirées de l’endroit même.

Le café a fermé ses portes à la fin du mois de Juin 2015. Sarah Stern, la femme aux cheveux bleus qui a célébré son 90e anniversaire cette année, l’a gérée d’une main de Maitre pendant 74 ans et vient de se retirer.

Le café ouvrit ses portes en 1941, et fut repris en 1956 par Abraham et Sarah, qui se rencontrèrent dans les sables égyptiens durant l’Epoque britannique . Après la mort d’Abraham en 1966, Sarah prit en main le café et se fit reconnaitre et appréciée pour sa facon directe de mener à bien son affaire et devint réputée pour une de ses spécialités  »le bagel grillé ».

Le café  »Tamar »  de Tel-Aviv devint le lieu mytique de prédilection de la bohème de Shenkin qui y passait de nombreuses heures à discuter de politique, religion et des dernières tendances du jour.

La rue Shenkin, reconnue pour être  la  » Rue de la Bohème  » si étonnante et intéressante le doit aussi aux journalistes du journal  »Davar » un quotidien dont les bureaux étaient à proximité du café et par ce fait, de nombreux politiciens y menaient leurs affaires, plus récemment les gens du monde de la culture et de l’art en ont fait leur  »Maison ».

Cette porte fermée m’attrista et en regardant par une des fenêtres je fus surprise de réaliser que tous les meubles étaient à leur place immuables, inertes comme dans une image dont le temps serait suspendu.

« Know hope » Street Art

Une conférence de l’artiste Israélien « Know Hope – Truth and Method » à Tel-Aviv vendredi dernier.

Dans sa nouvelle exposition « Vérité et Méthode », il nous dévoile sa relation symbiotique avec l’environnement.

Il expose également les portraits de personnes qu’il a tatoué lui même de textes/phrases et qui à l’inverse de ces murs immuables subissent l’intéraction du quotidien et transmettent ce concept vers d’autres perspectives.

« Le procédé était extrêmement intime, émotionnel et technique » rajoute-t-il !

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Les Vitraux de Marc Chagall à Ein Karem

Naftali - de Marc chagall

Naftali – de Marc chagall

La synagogue du Centre Médical Hadassah de l’Université Hébraïque à Jérusalem Ouest, a été inaugurée le 6 Février 1962.

Elle contient les douze magnifiques vitraux que Marc Chagall a créé et généreusement offert à l’hôpital  Hadassah en ne faisant payer que le coût des matériaux, le travail des spécialistes de l’Atelier Simon de Reims et des frais relatifs aux travaux.

Quand il fut décidé de soumetre à Marc Chagall l’idée de peindre ces vitraux, une délégation partit de Jérusalem pour Paris afin de rencontrer le célèbre artiste Juif Francais. Le grand violoniste Isaac Stern, se trouvait à bord de l’avion qui accompagnait la délégation et se joignit à leur cause.

Asher - Marc Chagall

Asher – Marc Chagall

Levy de Marc Chagall

Levy de Marc Chagall

Au cours des deux heures de cette remarquable visite, Mme Chagall révéla que son mari avait toujours espéré que le peuple Juif lui fasse signe.

Ce sera lui dit on :   » l’occasion  d’œuvrer pour la postérité et de créer un lien indissoluble entre vous et le peuple Juif ».

Au cours de ses trente dernières années, c’est la Bible qui lui avait inspiré ses œuvres maitresses et il disait qu’en tirant son inspiration de la Bible …

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 »Je sentais, en travaillant, mon père et ma mère qui regardaient par-dessus mon épaule, et derrière eux des millions de Juifs ».

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Il fallut deux ans à Chagall pour concevoir, mettre au point et exécuter les douze vitraux qui devaient former le chapiteau de la synagogue et qui symbolisent les douze fils de Jacob d’où sortirent les douze tribus d’Israël.

Naphali, joseph, Benjamin de Marc Chagall

Naphali, joseph, Benjamin de Marc Chagall

Ruben, Siméon, Lévi, Juda,

                                                      Issachar, Zabulon, Dan, Gad,

                                                                                                 Asher, Nephtali, Joseph et Benjamin.

Comment ne pas être transporté par toutes ces couleurs éclatantes de rouge, vert, jaune et bleu et ces représentations d’ animaux, de fleurs et d’arbres. On peut souligner qu’il n’y a aucune figure humaine comme le demande la tradition juive mais des symboles bibliques liés à son éducation religieuse :

                                La Torah        l’Etoile de David    Le Chandelier à sept branches
                         les Lettres Hebraïques              la Corne de bélier        les Mains protectrices

Judah, Zebulon, Issacar de Marc Chagall

Judah, Zebulon, Issacar de Marc Chagall