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Une Reine Juive Helene d’Adiabene

Sarcophage d'Hélène d'Adiabene - Musée d'Israel

Sarcophage d’Hélène d’Adiabene – Musée d’Israel

 

A ma grande surprise, il y a quelques années, j’ai appris que le sarcophage de la Reine Hélène d’Adiabéne, qui était au Musée du Louvre, serait pour quelques mois prêté par la France pour être exposé au Musée d’Israel.

Cette reine d’un pays appelée Adiabiene qui correspond aux territoires Kurdes d’aujourd’hui, se convertit au judaïsme vers l’an 30, selon Flavius Joseph, par celui qui devint le grand prêtre   Ananias.

Réputée pour sa générosité, bienfaitrice des pauvres de Jérusalem, cette reine apporta un soutien constant au peuple juif de Judée et de Galilee.

A cours d’une famine, elle envoya des navires à Alexandrie d’ou ils ramenèrent du blé et des céréales aux victimes.

Le Talmud nous dit qu’elle suivait les lois juives avec rigueur et qu’elle fit de nombreux dons au Temple de Jérusalem notamment un chandelier d’or pour la porte de ce dernier.

Hélène est morte dans son territoire d’Adiabène vers l’an 56-58.

Son corps a été ramené à Jérusalem et enterré dans la tombe pyramidale qu’elle avait construite sa vie durant, au nord de Jérusalem.

Au cours de fouilles, en 1863  l’archéologue français Félicien de Saulcy découvrait un grand tombeau en pierre calcaire près de la porte de Damas à Jérusalem. Il fut persuadé que c’était les sépultures des grand rois de la Bible, David et Salomon, d’où le nom donné à cet endroit le  »Tombeau des Rois » cependant c’était celui d’une Reine, celle d’Hélène.

Ce tombeau fut transféré au Musée du Louvre, en plein accord avec les autorités archéologiques ottomanes de l’époque.

Cette Reine vénérée restera à jamais gravée dans la mémoire du Peuple Juif.

 

Palais d'Hélène d'Adiabene - Musée d'Israel

Palais d’Hélène d’Adiabene – Musée d’Israel

 

 

 

 

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Les Sept espèces de la Terre d’Israël

Les sept espèces, fruits et graines, de la terre d’Israël nommées dans la Torah  :

« Une terre de froment, d’orge, de raisin, de figue et de grenade, une terre d’olive huileuse et de miel ».

Le BLE exprime la Sagesse et la Connaissance

C’est le premier élément nécessaire pour construire la personnalité, le côté spirituel et intelligent d’une personne

Champ de blé

Champ de blé

 

 

 

 

 

L’ORGE représente La Matière 

Il fournit des aliments pour animaux, un élément important pour l’existence humaine.

L'orge

L’orge

La VIGNE exprime la Joie et la Festivité

La vie est faite de moments de bonheur qui sont célébrés en dégustant un bon vin.                    »Le vin réjouit le cœur des humains » Psaume 104-15

Grappe de raisins

Grappe de raisins

La FIGUE symbole de la Nourriture Céleste 

Le figuier est un arbre Messianique, il est un des premiers arbres à fleurir en Février,  avec cette particularité qu’aucune de ses feuilles ne se ressemblent.

Tout à l’image d’Israel et de la torah ou chaque verset biblique peut avoir une explication différente.

Figues

Figues

 

 

 

 

 

 

La GRENADE symbolise la Prospérité, la Fertilité et la Beauté.

Les enfants d’Israël doivent accomplir autant de bons actes (Mitzvoth) que le nombre de graines.
Grenade

Grenade

L’ OLIVIER

L’olivier est le symbole de la Vie Familiale Bénie et Heureuse.

Il est aussi celui de Longévité, d’Espérance et de Paix…  Il est réputé éternel. 

Olivier

Olivier

La DATTE

Le miel de datte symbolise une Vie Douce et Abondante sur la Terre d’Israël

En hébreu biblique, un palmier dattier s’appelle Tamar. C’est aussi un prénom féminin évoquant la grâce et l’élégance qui est de nos jours toujours populaire.

Un palmier dattier

Un palmier dattier

 

 

 

 

 

Une drôle Histoire…

Le Patriarche Grec Orthodoxe - Irineos Iier

Le Patriarche Grec Orthodoxe – Irineos I

Depuis 2005, suite à des transactions de biens ecclésiastiques faites secrètement à des colons Israéliens, l’ancien Patriarche de l’Eglise Orthodoxe grecque Irineos I  vit derrière des portes verrouillées dans les murailles de la Vieille Ville de Jérusalem.

Son successeur, Théofilos III, ne lui autorise ni avocat, ni médecin ou quelconque visiteur à entrer dans la maison  »prison » de l’ancien Patriarche.

Il passe ses journées totalement isolé, à prier, lire et écrire. Il porte toujours son costume traditionnel noir du clergé orthodoxe grec.

Il se considère toujours comme le Patriarche de l’Eglise Orthodoxe grecque .

Il est régulièrement nourri par un palestinien musulman de la Vieille Ville qui lui fait passer, à l’aide d’un panier et d’une corde, la nourriture dont il a besoin, par une de ses fenêtres donnant sur une ruelle de la Vieille Ville.

Ses allégations sont basées sur le fait qu’il aurait signé des accords de ventes avec des juifs qui cherchent à multiplier leur présence dans la partie de la Vieille Ville, majoritairement arabe de Jérusalem-Est.

Trois immeubles importants situés à la Porte de Jaffa ont fait l’objet de baux de 198 ans et ont été vendus à un groupe d’investisseurs à ce jour anonyme…

Les boutiques, Impérial et l’hôtel Pétra, se trouvent à la Porte de Jaffa, au croisement des quartiers Chrétiens, Musulmans et Arméniens.

Selon les accords de  »Camp David » en l’an 2000, les secteurs Chrétien et Musulman, dont la population est arabe, resterait sous le contrôle palestinien et deviendrait la nouvelle capitale palestinienne de Jérusalem-Est tandis que le secteur Juif serait Israélien.

Le patriarcat Grecque orthodoxe possède 20 % de la Vieille Ville. En 1990, un autre scandale fut dévoilé : celui de l’achat de l’Hospice Saint Jean, situé près du Saint Sépulcre, acquis par le biais d’une compagnie étrangère, mais financé par le Ministère du Logement dirigé à l’époque par David Levy.

Il est évident que beaucoup d’argent soit impliqué dans cette affaire, cependant peu de pièces à conviction ont été fournies. Un certain M. Papadimas, Directeur financier, se serait volatilisé avec 700.000 dollars et affirme, dans son exil, qu’une procuration de vente a bien été signée par le Patriarche Irineos I qui, réplique que ce document est un faux!

Certains pensent que le Patriarche Irineos I voulait se faire bien voir par les autorités israéliennes.

Cependant l’on ne peut ignorer que beaucoup d’enquêtes criminelles sont en cours en Grèce concernant des scandales accusant l’Eglise Grecque d’être impliquée dans des commerces d’objets anciens, de procès truqués et de délinquance sexuelle…

Ce mouvement d’acquisition des biens dans la Vieille Ville tout comme la Nouvelle Ville de Jérusalem est un fait incontestable et cela inquiète la population locale car le nombre de colons implantés dans Jérusalem-Est ne fait que grandir.

 

Hotel Pétra porte de Jaffa- Jérusalem

Hotel Pétra porte de Jaffa – Jérusalem

 

 

 

 

 

 

La légende des Maries aux Saintes Maries de la Mer

 

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Les Saintes Maries de la Mer en Provence nous raconte une fascinante légende.

Les trois Saintes,  Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, dont les reliques sont l’objet de la dévotion des pèlerins aux Saintes Maries de la Mer. furent les premiers témoins  de la résurrection de Jésus après sa crucifixion, d’après les Evangiles.

Elles auraient ensuite suivies leur oncle Joseph d’Arimathie en barque vers Alexandrie en Egypte en compagnie de Lazare et sa famille, Marthe, Marie Madeleine et quelques autres. Une légende française de longue date nous parle de leur dérive qui les entraîna sur cette côte méditerranéenne près d’une forteresse nommée à l’époque   » Oppidum-Râ » devenue  les Saintes-Maries-de-la-Mer en 1838.

La très belle église forteresse, construite au Moyen Age qui est au cœur de la ville nous rappelle les dangers qui sévissaient dans cette région par la venue impromptue de pirates, elle était un refuge stratégique qui permettait à la population de se mettre à l’abri du danger. Ce qui explique aussi les murs percés de meurtrières et un puits d’eau douce qui se trouve à l’intérieur de celle-ci.

Quand on parle de Camargue et des Saintes, c’est cette image des Gitans qui nous vient en tête et surtout leur Pèlerinage religieux annuel du mois de Mai en l’honneur de leur Sainte :

Sarah la Noire .

Sainte Sarah patronne des gitans

Sainte Sarah patronne des gitans

Qui était cette Sainte  »Sarah la Noire » ?

Une servante égyptienne à la peau mate toute dévouée à ces trois Maries

cette femme généreuse du village qui les accueillit chaleureusement à leur arrivée en leur offrant l’hospitalité.

Plusieurs villes méditerranéenne Marseille, Arles, les Baux de Provence revendiquent le privilège d’avoir accueilli la Barque des Saintes.

Marie Jacobé, Marie Salomé et Sarah furent inhumées ensemble et sur place au cœur même des Saintes là où fut construite l’église médiévale.

On retrouve la tombe de Marie Madeleine dans le massif de la Sainte Baume….

Tandis que Marthe, la sœur de Lazare, terrassa un monstre appelait ‘Tarasque » qui sortait de l’eau du Rhône et dévorait les gens et le bétail à Tarascon et convertit la population à cette nouvelle religion… le Christianisme.

 

Emblème de la Mairie des Saintes Maries de la Mer

Emblème de la Mairie des Saintes Maries de la Mer

 

 

 

 

Les œuvres d’Antonio Barluzzi – Un architecte remarquable

L’architecte Antonio Barluzzi (1884-1960)

L’architecte Antonio Barluzzi

L’architecte Antonio Barluzzi (1884-1960) est né à Rome, il consacra sa vie à la Terre Sainte en concevant pour le compte de la Custodie de la Terre Sainte des nouveaux Sanctuaires, parmi lesquels les premiers édifices bâtis au pied du Mont des Oliviers appelé  »Gethsémani » voulant dire le  »Pressoir à huile » et sur le Mont Tabor  »l’Eglise de la Transfiguration », qui furent suivis par bien d’autres ouvrages.

Barluzzi apporta à la Terre Sainte une architecture nouvelle. Auparavant, les concepteurs suivaient les styles des époques passées en reconstruisant des églises de forme gothique-croisée, byzantine ou classique.

Antonio Barluzzi, profondément croyant, conçut ces sanctuaires religieux de façon à rappeler le « Mystère de la vie de Jésus » et afin qu’une sérénité soit ressentie par tous les fidèles durant leur visite dans ces lieux sacrés.

Après avoir reçu la mission de concevoir la nouvelle « Église de Toutes-les-Nations » à Gethsémani,  projet qui prévoyait également la conception du Sanctuaire du  Mont Tabor, Barluzzi adapta le projet en fonction des découvertes qui eurent lieu au même moment sur les ruines de l’Eglise byzantine du IVème siècle.

La basilique a été conçue comme un espace unique, comprenant seulement deux rangées de six colonnes, à l’intérieur duquel la lumière est filtrée par des vitrages de couleur bleu nuit et où scintillent des milliers d’étoiles nous rappelant la Nuit de l’agonie de Jésus.

Les mosaïques qui ornent les absides sont des illustrations d’événements s’étant produit sur le Gethsémani : l’agonie, l’arrestation avec le baiser de Judas.

L’Eglise fut construite en 1924 et le Judas representé nous rappelle l’image du Juif typique de cette époque antisémite.

Les décorations des voûtes et des petites coupoles prennent la forme des oliviers du Jardin et représentent le ciel étoilé de la nuit de la trahison, tandis que la coupole dorée, au-dessus du presbytère, rappelle le mystère céleste.

Tout a été spécifiquement pensé pour rendre ce lieu propice à la méditation et à la prière et pour conduire vers l’élément le plus important : la pierre, rappelant l’emplacement où Jésus passa la nuit à pleurer et prier, située à proximité de l’autel.

 

On l’appelle aussi la Basilique de Toutes-Les-Nations car douze nations ont participés à sa construction, chiffre symbolique représenté par les douze dômes.

Antonio Barluzzi était assez frusté de n’être pas assez connu aussi laissa                                         t’il son empreinte en se faisant représenter sur la voûte de la                                                               coupole de l’abside de droite,

Il en sera de même dans  » l’Eglise de la Visitation » à Ein Karem où on peut le voir peint sur un des tableaux à l’intérieur de l’Eglise.

En 1960 commencèrent les constructions d’une église encore plus remarquable celle de                 » l’Annonciation à Marie » à Nazareth.

Barluzzi mourut cette année là et n’aura pas l’occasion de voir cette Eglise construite d’après ses plans.

La Basilique de l'agonie - Gethsemanie

La Basilique de l’agonie – Gethsemanie

Le Mont des beatitudes et l'Eglise du Sermon de la Montagne

Le Mont des beatitudes et l’Eglise du Sermon de la Montagne

Mont Tabor - L'Eglise de la Transfiguration

Mont Tabor – L’Eglise de la Transfiguration

Vue du Mont Tabor et de l'Eglise de la Transfiguration

Vue du Mont Tabor et de l’Eglise de la Transfiguration

Un moment solennel au Saint Sepulchre

Une cérémonie solennelle et lyrique à laquelle nous avons assisté au Saint Sépulchre à Jérusalem20150507_11392020150507_115104 20150507_113812 20150507_11402820150507_115055

Les Monastères byzantins et les « laures »

Les laures dans le désert de Judée

Les laures dans le désert de Judée

                                Les laures (laurae en latin) sont constituées de grottes,
                                parfois de cellules, qui donneront leur nom à l’ensemble
                               monastique dont les fascinants vestiges sont les principaux
                                    témoignages des premiers monastères chrétiens.

Dans l’Eglise orthodoxe et dans les Eglises orientales, une laure est une institution religieuse où les moines vivent (de monos, seuls), cinq jours sur sept, comme des ermites, dispersés dans une région éloignée des zones habitées. Le samedi soir, le dimanche et les jours de fête, sont des jours communautaires où les moines se rassemblaient sous la conduite d’un abbé pour chanter ensemble les offices, prendre les repas en commun et recevoir l’enseignement d’un ancien. Puis Ils rejoignaient leur ermitage pour la semaine chargé d’un panier de provisions (aliments cuits, vins, etc…) Il s’agit d’un mode de vie monastique mixte semi-érémitique.

Mar Saba Fevrier 2015

Mar Saba Fevrier 2015

Mar Saba est né en 439 AD à Cappadoce il dirigea la grande Laure de Mar Saba pendant presque 50 ans. Durant toutes ces années il agrandit le site afin d’accueillir les centaines de moines qui résidaient dans la région et construisit des murailles pour protéger la communauté.

Sabas a vécu environ 10 ans dans une grotte près de l’emplacement futur du monastère. Il a trouvé dans ce site éloigné, près d’un lit de rivière le Cédron, l’endroit idéal pour se recueillir et vivre parfaitement sa solitude.

Le Cédron dans le désert de Judée fevrier 2015

Le Cédron dans le désert de Judée fevrier 2015

Un total de treize monastères ont été établis dans le désert de Judée grâce à Mar Sabas et à ses moines dont certains sont devenus célèbres notamment celui de Martyrius et Euthemius. Le nombre d’ermites est passé de quelques centaines à des milliers durant cette période.

Il a influencé et remodelé les coutumes et les habitudes de vie des moines. Il a été le premier parmi  »les pères du désert ermite » qui ont formulé un ensemble de règles écrites sur la conduite et le mode de vie des moines dans le désert de Judée.

Monastère Saint Georges wadi qelt désert de Judée

Monastère Saint Georges wadi qelt désert de Judée