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Bérénice la  »Petite Cléopatre »

Bérénice est née à RomeAgrippa, son père, devint Roi en 36 après JC. Elle portait le nom romain de Julia.

Arrière-petite-fille d’Hérode le Grand, elle n’avait que treize ans quand elle épousa Marcus, fils d’Alexandre, chef de la communauté juive d’Alexandrie, et neveu de Philon le philosophe.

Après la mort de Marcus en 44 AD, veuve à seize ans, elle se remaria avec Hérode (frère aîné de son père) et devint la Reine de Chalcis, une minuscule Principauté dans les montagnes du Liban, titre qu’elle conservera après la mort de son mari.

Bérénice eut deux fils d’Hérode, Hyrcan et Berenicianus, et devint veuve pour la deuxième fois en 48 AD, alors qu’elle n’avait que vingt ans.

Après la mort de ce dernier, le royaume de Chalcis fut donné au frère aîné de Bérénice, Agrippa II, qui s’installa dans son nouveau royaume avec sa sœur.

De nombreuses sources indiquent qu’Agrippa II et Bérénice se retrouvaient souvent ensemble dans des fonctions officielles. Ils apparurent en public notamment le jour où Agrippa s’ adressa au peuple de Jérusalem, clamant une accalmie, juste avant le déclenchement de la révolte contre Rome.

Bérénice était présente au côté de son frère durant le procès de Paul, mentionne-t-on dans le Nouveau Testament ainsi que dans la littérature rabbinique où elle est Reine aux côtés de son frère, le Roi.

Dans deux sources, cette compagnie constante est interprétée comme un inceste.

Josephus affirme que les rumeurs sur la relation inappropriée des frères et sœurs ont conduit Bérénice à chercher un troisième mari.

Elle décida d’épouser Polemo, roi de Cilicie, qui dû se circoncire et accepter les traditions juives, ce qui ne fut guère concluant. Elle le quitta pour retourner dans son royaume.

Elle était présente en Palestine lors du déclenchement de la révolte juive contre les Romains, entre 66-70 C.E. et fut décrite par Josephus Flavius ​​comme une pacificatrice solitaire utilisant toutes ses forces dans cette tâche difficile. Elle avait fait le vœu d’être à Jérusalem durant cette période et comme l’exigeait son vœu, ses cheveux étaient tondus et elle marchait pieds nus.

Elle se rendit au palais du gouverneur romain pour demander à Gessius Florus d’abandonner les activités violentes qu’il avait entrepris contre la population juive de Jérusalem mais en vain.

Elle a finalement rejoint son frère pour lutter contre l’insurrection juive.

C’est aussi à cette époque que Bérénice rencontra Titus et en tomba follement amoureuse, il  était de onze ans son cadet.

Après la fin de la révolte, Titus revint à Rome pour assister son père dans le gouvernement, tandis que Bérénice restait en Judée.

Ils seront réunis quatre ans plus tard quand elle et Agrippa vont se rendre à Rome en 75 A.D.

Elle s’installe au Palais avec Titus et agit à tous égards comme sa femme. Durant cette période Bérénice manifestait une influence grandissante et était au sommet de son pouvoir politique.

Cependant la pression publique et la nécessité pour Titus de reconstituer sa réputation morale et politique parmi son peuple comprit que Bérénice gênait. Elle fut donc écartée et éloignée de lui. Quand il devint empereur en 79, Bérénice retourna à Rome mais en vain, elle n’était plus la bienvenue. Titus mourut après deux ans de règne.

On se souviendra d’elle comme d’une  »Petite Cléopâtre » dans son aspiration à devenir une impératrice potentielle de Rome.

Berenice la ''Petite Cléopatra''

Bérénice la  »Petite Cléopatra »

 

 

 

 

 

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Une visite royale…non officielle

Les funérailles de l’ancien Président d’Israël Shimon Pères ont été célébrées le 30 Septembre a Jérusalem.

De nombreux dignitaires ont, pour cette occasion, rendu un dernier hommage à ce Grand Homme.

Le Prince Charles en faisait partie.

A la fin de la cérémonie, qui s’est déroulée sur le Mont Herzl à Jérusalem,  le Prince Charles s’est éclipsé pour rendre visite aux sœurs russes orthodoxe du couvent de Sainte Marie Madeleine situé sur le Mont des Oliviers, où elles vivent en recueillement.

Il voulait déposer un bouquet de fleurs, cueillies dans le jardin de sa résidence écossaise, sur  la tombe de sa grand mère, Alice de Grèce, née de Battenberg en 1927, mère du Prince Philip.

Une visite qui devait lui tenir a cœur…

Une grand mère remarquable qui reçut du Yad Vashem en 1994 le titre posthume  de

                                                 « Juste parmi les nations »

pour avoir, durant la deuxième guerre mondiale, cachée chez elle une famille juive.
Le prince consort Philip fut l’invité d’honneur de cette cérémonie du Yad vashem organisée en l’honneur de la Princesse Alice.
Au cours de cette visite, Il se recueillera sur la tombe de sa mère sur le mont des Oliviers n’y étant jamais venu au préalable.

Une deuxième sépulture royale se trouve également dans la crypte de ce couvent, celle de la grand-tante du Prince Charles,  la duchesse Elisabeth Fiodorovna de Russie,  assassinée par les Bolcheviks en 1918.

 Mais qui était cette Princesse Alice de Grèce ?

Allice de Battenberg

Allice de Battenberg

La Princesse Alice de Battenberg voit le jour le 25 février 1885 au château de Windsor.

La Reine Victoria sa grand-mère lui est très proche et celle-ci se rend compte que sa petite fille est handicapée et souffre de surdité congénitale. La princesse Alice parviendra à lire sur les lèvres et à parler très correctement, maîtrisant en grandissant plusieurs langues, grâce à l’aide qui lui est apportée.

A 17 ans, la Princesse Alice rencontre pour la première fois le Prince André de Grèce et les  jeunes gens tombent réciproquement amoureux. Les familles respectives marquent une certaine réticence vu le jeune âge d’Alice mais le couple s’unira et leur mariage sera annoncé.

La princesse donne naissance à 4 filles et un garçon.

La vie devient difficile à partir de 1911 pour la famille royale grecque suites aux guerres balkaniques la tension monte dans le pays. A l’assassinat de son beau père, la princesse et les siens partent en exil et s’installe à Lucerne en Suisse.

Elle reviendra vivre finalement a Athènes en 1938 et y restera jusqu’à la fin de la deuxième guerre mondiale. Elle travaille pour la Croix rouge et se dévoue auprès des malades dans les hôpitaux de campagne. Convertie à la religion orthodoxe elle devient de plus en plus mystique,..

En 1949, la princesse fonde un ordre de nonnes orthodoxes qui s’inspire de celui créé à l’époque par sa tante la grande-duchesse Elisabeth de Russie, née princesse de Hesse.

La princesse assiste en 1953 au couronnement de sa belle-fille la Reine Elizabeth. Comme lors de ses apparitions à cette époque, elle porte une tenue de son ordre religieux.

Prince Phillip and her mother

Prince Phillip and her mother

 

 

 

 

 

Décembre 1967, après un nouveau coup d’état en Greece,  la princesse doit à nouveau prendre la fuite.

Elle s’installera au Palais de Buckingham près de sa famille.

Elle s’éteint à Londres le 5 décembre 1969 et est inhumée en la chapelle du château de Windsor.

La princesse Alice avait comme dernières volontés d’être enterrée à Jérusalem. 

En 1988, sa dépouille sera enfin transférée au couvent de Sainte-Marie Madeleine à Jérusalem où elle repose à côté de sa tante la grande-duchesse Elisabeth de Russie.

Le Monastère Sainte Marie Madeleine

Le Monastère Sainte Marie Madeleine