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Le Grand Prêtre « Cohen Gadol »

 

Le grand prêtre "Cohen Gadol"

Le grand prêtre « Cohen Gadol »

D’après la Torah et la Bible hébraïque Cohen signifie « dévoué, dédié », ce fut un titre conféré à Aaron le frère de Moise de la tribu de Lévi, ainsi qu’à toute sa descendance masculine.

Ces prêtres étaient dévoués au service du Temple de Jérusalem ; membre du clergé hébreu, ils réalisaient les sacrifices, la bénédiction du peuple d’Israël, l’application de la loi divine et étaient placés sous l’autorité du Cohen gadol.

Pour l’office du Yom Kippour  « le jour d’ Expiation » le Cohen gadol était le seul habilité à rencontrer Dieu en rentrant dans le saint des saints, les pieds enchaînés et agrémentés de clochettes afin d’être sûr, dans le cas d’un malaise, de pouvoir le tirer hors du saint des saints sans enfreindre à la loi.

Le vêtement sacerdotal du Grand Prêtre « Cohen gadol » était composé d’une robe d’azur bordée de clochettes d’or et de grenades, d’une tiare et d’une écharpe. Sur son pectoral, il revêtait 12 pierres précieuses – chacune représentant un des 12 fils de Jacob et des 12 tribus d’Israël.

Ces pierres étaient les suivantes :

  • Ruben le rubis
  • Simeon le topaze
  • Levi l’émeraude
  • Judah le grenat
  • Issachar le saphir
  • Zébulon le diamant
  • Dan l’opale
  • Nephtali la turquoise
  • Gad l’Amethyste
  • Asher le beryl
  • Joseph le jaspe
  • Benjamin l’agate

Depuis la destruction du Temple, le nom de Cohen a continué à se transmettre de père en fils. Dans les communautés orthodoxes les Cohanim sont astreints à des règles et lois particulières,

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre

Jeanne la Papesse – Un conte ou une réalité ?

Jeanne la Papess

Jeanne la Papess

Jeanne la Papesse – Un conte ou une réalité ?

Connaissez vous l’histoire de Jeanne la Papesse?

Cela s’est passé au IXième siècle en Angleterre, une histoire qui s’est répandue au cours des siècles dans toute l’Europe.  Selon la légende populaire, une femme régna comme pape pendant quelques années au Moyen Âge.
Certains considèrent cette rumeur comme une fiction, d’autres comme une réalité.

Selon des sources médiévales, Jeanne, d’origine anglaise, serait née près de Mayence en Allemagne en 822. Issue d’une famille simple elle était désireuse de s’instruire et écoutait avec attention son père qui enseignait les textes bibliques à son fils dans l’espoir que celui-ci se fasse remarquer à une époque où les rares cercles d’éducation et de savoir étaient réservés aux clercs,

Durant une période de guerre et d’instabilité; elle se serait travestie en homme, ce qui lui aurait ouvert les portes d’un cloitre où elle aurait passé quelques années à apprendre et à vivre selon les règles monastiques malgré toutes les difficultés pour une femme de vivre en constante promiscuité avec des moines.

De nature serviable, elle se fait remarquer par son intelligence et sa générosité. Elle soigne les pauvres et va constamment au devant des autres. Les portes s’ouvent devant elle notamment celles de plusieurs universités et abbayes, dont Saint Germain-des-prés.

Jeanne se fait remarquer pour son talent et son érudition ; dotée d’une beauté naturelle elle impressionnait son entourage.

Elle gravit les échelons de la hiérarchie de l’église et obtint à Rome un poste de lecteur des écritures saintes avant de rejoindre la curie romaine où elle aurait fini par devenir cardinal.

Elle rencontra un chevalier dont elle tomba amoureuse et garda cette liaison secrète.

Quand le Pape Léon IV mourut, en 855, elle lui succéda et fut nommée Jean VIII l’angélique et occupa la chaire de saint Pierre.

Tout se déroulait merveilleusement bien jusqu’à cet événement fâcheux qui fit découvrir ce subterfuge.

Au cours d’une procession, en 858, elle mit au monde un enfant au su et au vu de la foule qui, choquée, se sentie trahie par celle qu’ils aimaient tant.

Elle mourut en couche et le pontificat de la Papesse Jeanne s’acheva brutalement sur fond de scandale.

Suite à cela une autre légende raconte qu’au Vatican se trouverait une chaise percée sur laquelle les nouveaux papes élus devraient s’asseoir avant leur investiture, afin de s’assurer de leur virilité et de conjurer la menace d’une nouvelle papesse. 

Au 16ème siècle, la cathédrale de Sienne comportait un buste de Jeanne parmi les autres pontifes; il a été enlevé après des manifestations en 1600.

 

Jeanne la Papess

Jeanne la Papesse

 

La kabbale et la ville mystique de Safed

 

Safed - dessin Kabbaliste

Safed – dessin Kabbaliste

La « Kabbale » est un nom familier dont on ne comprend pas toujours la signification.

C’est une tradition spéculative portant sur les mystères de Dieu et de la création.

C’est une interprétation des cinq livres de la Bible, en hébreu « Torah » qui veut dire Loi ou
Enseignement, qui composent le Pentateuque mais tout particulièrement issue du texte de la « Vision d’Ezechiel » .
Elle constitue une tradition du Judaisme qui apparait dès l’époque du Second Temple.
Elle est basée sur la Révélation. un don concernant la Nature de l’homme, son origine et son devenir, cette alliance est créee par Dieu et le peuple d’Israël choisi par celui-ci.
Les Kabbalistes associent parole et alphabet, les 22 lettres de l’alphabet ont été gravées par et dans le souffle divin.

Tsfat, également appelée Safed, située sur le Mont Canaan à plus de 900 mètres d’altitude, est la ville de la Kabbale.

Elle fait partie des quatre villes saintes d’Israël avec Jérusalem, Hébron et Tibériade.

En 1492, durant l’Inquisition espagnole, les Monarques d’Espagne Ferdinand et Isabelle interdisaient la pratique de toutes religions autre que le Christianisme. 

De nombreux kabbalistes et leurs fidèles se sont alors réfugiés à Safed.

Elle devint une ville réputée de par ses synagogues aux noms d’érudits kabbalistes dont certains ont vécu à Safed, comme par exemple Rabbi Isaac Louria, le Ari, qui a décidé de s’y installer au 16ième siècle et y a développé une méthode d’étude de la Kabbale suivie encore aujourd’hui par tous les kabbalistes.  Son élève, Haim Vital et Rabbin Joseph Karo, l’auteur du « Choulhan Arouh », livre où sont résumées par sujets les lois du judaïsme. Rabbin Shlomo Alkabetz qui a écrit le chant célèbre avec lequel le shabbat commence : Leha Dodi. 

La visite de la synagogue bleue du Rabbin Abuhav est un ravissement. Elle est notée de nombreux symboles, dans l’une des armoires saintes une Bible ancienne du XVIème siècle ne peut-être ni sortie ni lue en dehors des Fêtes de Kippour, Shavouot et Rosh Hashana – une légende raconte que si une personne passe outre un malheur lui arrivera dans l’année…

Les initiales des trois mots Kippour, Shavouot et Rosh Hashana veut dire  »Kasher »

On raconte que dans une autre armoire sainte, durant l’époque Ottomane, le « Coran » y était gardé, un stratagème qui aurait permis de sauver la synagogue des attaques musulmanes en temps de tension …. 

Dans cette ville sainte règne une atmophère mystique qu’agrèmente de très nombreuses légendes.  

Le passage dans ses ruelles, colorées par de très nombreuses galeries d’artistes, est un plaisir pour les visiteurs.

On raconte que quand le Messie viendra de Méron il entrera dans la vieille ville de Safed par « ‘allée du Messie » qui reste intouchable même de nos jours.

L’air pur de Safed permet de vivre jusqu’à 120 ans nous dit on….

 

Rue de la Synagogue Abuhav

Rue de la Synagogue Abuhav

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Bérénice la  »Petite Cléopatre »

Bérénice est née à RomeAgrippa, son père, devint Roi en 36 après JC. Elle portait le nom romain de Julia.

Arrière-petite-fille d’Hérode le Grand, elle n’avait que treize ans quand elle épousa Marcus, fils d’Alexandre, chef de la communauté juive d’Alexandrie, et neveu de Philon le philosophe.

Après la mort de Marcus en 44 AD, veuve à seize ans, elle se remaria avec Hérode (frère aîné de son père) et devint la Reine de Chalcis, une minuscule Principauté dans les montagnes du Liban, titre qu’elle conservera après la mort de son mari.

Bérénice eut deux fils d’Hérode, Hyrcan et Berenicianus, et devint veuve pour la deuxième fois en 48 AD, alors qu’elle n’avait que vingt ans.

Après la mort de ce dernier, le royaume de Chalcis fut donné au frère aîné de Bérénice, Agrippa II, qui s’installa dans son nouveau royaume avec sa sœur.

De nombreuses sources indiquent qu’Agrippa II et Bérénice se retrouvaient souvent ensemble dans des fonctions officielles. Ils apparurent en public notamment le jour où Agrippa s’ adressa au peuple de Jérusalem, clamant une accalmie, juste avant le déclenchement de la révolte contre Rome.

Bérénice était présente au côté de son frère durant le procès de Paul, mentionne-t-on dans le Nouveau Testament ainsi que dans la littérature rabbinique où elle est Reine aux côtés de son frère, le Roi.

Dans deux sources, cette compagnie constante est interprétée comme un inceste.

Josephus affirme que les rumeurs sur la relation inappropriée des frères et sœurs ont conduit Bérénice à chercher un troisième mari.

Elle décida d’épouser Polemo, roi de Cilicie, qui dû se circoncire et accepter les traditions juives, ce qui ne fut guère concluant. Elle le quitta pour retourner dans son royaume.

Elle était présente en Palestine lors du déclenchement de la révolte juive contre les Romains, entre 66-70 C.E. et fut décrite par Josephus Flavius ​​comme une pacificatrice solitaire utilisant toutes ses forces dans cette tâche difficile. Elle avait fait le vœu d’être à Jérusalem durant cette période et comme l’exigeait son vœu, ses cheveux étaient tondus et elle marchait pieds nus.

Elle se rendit au palais du gouverneur romain pour demander à Gessius Florus d’abandonner les activités violentes qu’il avait entrepris contre la population juive de Jérusalem mais en vain.

Elle a finalement rejoint son frère pour lutter contre l’insurrection juive.

C’est aussi à cette époque que Bérénice rencontra Titus et en tomba follement amoureuse, il  était de onze ans son cadet.

Après la fin de la révolte, Titus revint à Rome pour assister son père dans le gouvernement, tandis que Bérénice restait en Judée.

Ils seront réunis quatre ans plus tard quand elle et Agrippa vont se rendre à Rome en 75 A.D.

Elle s’installe au Palais avec Titus et agit à tous égards comme sa femme. Durant cette période Bérénice manifestait une influence grandissante et était au sommet de son pouvoir politique.

Cependant la pression publique et la nécessité pour Titus de reconstituer sa réputation morale et politique parmi son peuple comprit que Bérénice gênait. Elle fut donc écartée et éloignée de lui. Quand il devint empereur en 79, Bérénice retourna à Rome mais en vain, elle n’était plus la bienvenue. Titus mourut après deux ans de règne.

On se souviendra d’elle comme d’une  »Petite Cléopâtre » dans son aspiration à devenir une impératrice potentielle de Rome.

Berenice la ''Petite Cléopatra''

Bérénice la  »Petite Cléopatra »

 

 

 

 

 

Une Reine Juive Helene d’Adiabene

Sarcophage d'Hélène d'Adiabene - Musée d'Israel

Sarcophage d’Hélène d’Adiabene – Musée d’Israel

 

A ma grande surprise, il y a quelques années, j’ai appris que le sarcophage de la Reine Hélène d’Adiabéne, qui était au Musée du Louvre, serait pour quelques mois prêté par la France pour être exposé au Musée d’Israel.

Cette reine d’un pays appelée Adiabiene qui correspond aux territoires Kurdes d’aujourd’hui, se convertit au judaïsme vers l’an 30, selon Flavius Joseph, par celui qui devint le grand prêtre   Ananias.

Réputée pour sa générosité, bienfaitrice des pauvres de Jérusalem, cette reine apporta un soutien constant au peuple juif de Judée et de Galilee.

A cours d’une famine, elle envoya des navires à Alexandrie d’ou ils ramenèrent du blé et des céréales aux victimes.

Le Talmud nous dit qu’elle suivait les lois juives avec rigueur et qu’elle fit de nombreux dons au Temple de Jérusalem notamment un chandelier d’or pour la porte de ce dernier.

Hélène est morte dans son territoire d’Adiabène vers l’an 56-58.

Son corps a été ramené à Jérusalem et enterré dans la tombe pyramidale qu’elle avait construite sa vie durant, au nord de Jérusalem.

Au cours de fouilles, en 1863  l’archéologue français Félicien de Saulcy découvrait un grand tombeau en pierre calcaire près de la porte de Damas à Jérusalem. Il fut persuadé que c’était les sépultures des grand rois de la Bible, David et Salomon, d’où le nom donné à cet endroit le  »Tombeau des Rois » cependant c’était celui d’une Reine, celle d’Hélène.

Ce tombeau fut transféré au Musée du Louvre, en plein accord avec les autorités archéologiques ottomanes de l’époque.

Cette Reine vénérée restera à jamais gravée dans la mémoire du Peuple Juif.

 

Palais d'Hélène d'Adiabene - Musée d'Israel

Palais d’Hélène d’Adiabene – Musée d’Israel

 

 

 

 

Les Sept espèces de la Terre d’Israël

Les sept espèces, fruits et graines, de la terre d’Israël nommées dans la Torah  :

« Une terre de froment, d’orge, de raisin, de figue et de grenade, une terre d’olive huileuse et de miel ».

Le BLE exprime la Sagesse et la Connaissance

C’est le premier élément nécessaire pour construire la personnalité, le côté spirituel et intelligent d’une personne

Champ de blé

Champ de blé

 

 

 

 

 

L’ORGE représente La Matière 

Il fournit des aliments pour animaux, un élément important pour l’existence humaine.

L'orge

L’orge

La VIGNE exprime la Joie et la Festivité

La vie est faite de moments de bonheur qui sont célébrés en dégustant un bon vin.                    »Le vin réjouit le cœur des humains » Psaume 104-15

Grappe de raisins

Grappe de raisins

La FIGUE symbole de la Nourriture Céleste 

Le figuier est un arbre Messianique, il est un des premiers arbres à fleurir en Février,  avec cette particularité qu’aucune de ses feuilles ne se ressemblent.

Tout à l’image d’Israel et de la torah ou chaque verset biblique peut avoir une explication différente.

Figues

Figues

 

 

 

 

 

 

La GRENADE symbolise la Prospérité, la Fertilité et la Beauté.

Les enfants d’Israël doivent accomplir autant de bons actes (Mitzvoth) que le nombre de graines.
Grenade

Grenade

L’ OLIVIER

L’olivier est le symbole de la Vie Familiale Bénie et Heureuse.

Il est aussi celui de Longévité, d’Espérance et de Paix…  Il est réputé éternel. 

Olivier

Olivier

La DATTE

Le miel de datte symbolise une Vie Douce et Abondante sur la Terre d’Israël

En hébreu biblique, un palmier dattier s’appelle Tamar. C’est aussi un prénom féminin évoquant la grâce et l’élégance qui est de nos jours toujours populaire.

Un palmier dattier

Un palmier dattier

 

 

 

 

 

Beith Shéan et ses divinités

Beith Shean vue du Tell

Beith Shean vue du Tell

Beith Shean  » Scythopolis  » est très certainement l’un des plus beaux sites archéologiques d’Israël.

Elle était une des dix villes de la décapole localisées autour du Jourdain, carrefour stratégique de 40000 habitants à l’époque romaine et détruite en 749 de l’ère chrétienne par un tremblement de terre, la beauté de ses vestiges ne cesse de m’impressionner à chacune de mes visites :

  • Son théâtre (encore utilisé pour des événements et spectacles),
  • ses bains chauds publics (les plus importants trouvés à ce jour en Israël),
  • le Cardo  »Palladius » grande allée principale restaurée adornée de magnifiques colonnes,
  • le  »Nymphée »  fontaine publique monumentale, ornée de sculptures et de jeux d’eau.
  • le Temple de Zeus, le Roi des Dieux dont les colonnes écrasées nous rappellent la violence implacable de ce tremblement de terre et bien sûr de très nombreuses mosaïques dont certaines sont exposées au musée d’Israël à Jérusalem,
  • et aussi cette magnifique mosaïque reconstituée de la déesse Tyche, déesse grecque de la Bonne Fortune, tenant la Corne de l’abondance. Elle fut volée, il y a quelques années, et retrouvée en pièces détachées aujourd’hui une copie est exposée sur le site.

    Déesse Tyche

    Déesse Tyche

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyonisus était également le protecteur de Beit Shean, Dieu de la vendange, de la vinification et du vin, de la folie rituelle et de la fertilité.

La légende nous raconte que la nymphe Nysa le nourrit et l’éleva durant toute son enfance.