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Les samaritains (Ha Shomronim)

L’origine du nom Samarie (en hébreu Shomron) est associée à un certain Shemer, à qui Omri, roi d’Israël (886-875 av.J-C) avait acheté une colline qu’il fortifia pour y bâtir une ville.

Il la nomma Samarie et elle devint la capitale du royaume nord d’Israël.                                          Ville somptueuse dont les nombreuses richesses en fit la rivale de Damas.

Plus tard le nom de Samarie désigna tout le centre du royaume d’Israël et plus particulièrement la région montagneuse qui l’entourait.

La religion des Samaritains (en hébreu Shomronim) est fondée sur les cinq premiers livres de la Bible par conséquent leurs seuls prophètes sont Moise et Josué, Jusqu’à aujourd’hui les Samaritains sont fidèles à la Loi de Moïse. Ils pratiquent la circoncision le huitième jour de la naissance d’un petit garçon et observent de manière scrupuleuse le shabbat. Ils célèbrent les fêtes de pèlerinage sur le mont Garizim (qui veut dire sacrifice en hébreu ancien) où ils immolent les agneaux de la Pâque.

L’origine du conflit entre les juifs et les Samaritains remonte à 722 AEC (avant l’ère commune) à la suite de la conquête du royaume du nord par les Assyriens et l’inévitable arrivée de colons étrangers qui vont se mélanger à la population juive locale, de cette fusion naîtra le peuple Samaritain. A leurs dieux traditionnels ils vont rajouter le culte de YHWH (Yahweh= G-d), les Samaritains sont alors considérés comme des hérétiques par les autres Juifs.

Au fil de l’histoire, les relations entre Juifs et Samaritains vont se détériorer progressivement.  La construction d’un Temple en 323 av J-C sur le Mont Garizim, reconnu par les Samaritains comme l’emplacement du sacrifice d’Isaac consacrera le schisme avec Jérusalem.

La rupture définitive entre Juifs et Samaritains se fera en 107 av J.C Jean Hyrcan, roi de Jérusalemdétruira la ville de Sichem et le Temple de Garizim.

À l’époque du Christ, les Juifs regardent les Samaritains comme des étrangers. Non seulement ils ne se fréquentaient pas, mais les Juifs considéraient que les objets, les animaux ou les récoltes qui traversaient la Samarie étaient impro­pres au culte.

Selon le nouveau testament certains Samaritains se rallient à Jésus qui les donne en exemple dans les Actes des apôtres,  l’Eglise s’ouvre sans discrimination aux Samaritains et Jean Baptiste aurait exercé une influence en Samarie.

Au cours de l’histoire récente, ils sont même parvenus à s’attirer les bonnes grâces des chrétiens, désireux de voir en eux les descendants du « Bon Samaritain ».

En 1907, une famille de Samaritains de Naplouse s’installe à Jaffa, sur la côte méditerranéenne encore Palestine. En 1955, quelques années après la création de l’Etat d’Israël, d’autres membres de la communauté, désireux de trouver du travail, obtiendront le droit de s’installer à Holon, au sud de Tel-Aviv.

Une des règles principales est l’interdiction des mariages en dehors de la « famille » . Cette consanguinité, préservée au fil des siècles, a provoqué une dégénérescence de la population.

A la suite de la 1ière intifada en 1987 et afin d’éviter tout conflit les samaritains quittent la ville de Naplouse pour s’installer au pied du Mont Garizim. En 1990 ils obtiennent la carte d’identité israélienne sur laquelle il est mentionné  »samaritain ». Cette carte leur permet de sillonner de la Cisjordanie en Israël en toute liberté, un avantage indéniable par rapport aux palestiniens locaux surtout pendant les périodes de tension.

Les  samaritains sont au nombre de 820 personnes en 2019 vivant à Naplouse ou à Holon.

Les Samaritains célèbrent Pessah

Les Samaritains célèbrent Pessah

L’impératrice Hélène et La Sainte croix

21 May, today is the feast day of Saints Constantine and Helen ...

Hélène, mère de l’empereur Constantin vit dans l’ombre jusqu’à l’avènement de son fils Constantin 1ier en 306, ceci est dû à un passé douteux de servante d’auberge comme profession initiale et le reniement de son époux Constance Chlore devenu César. L’ascension de son fils Constantin lui donne du pouvoir et le retour à une vie publique, elle se convertit au Christianisme tout comme lui et il semblerait même avant lui et exerce un apostolat actif de la foi nouvelle pour mieux asseoir l’empire chrétien, encore fragile à l’automne 324.

Elle séjourne à la cour impériale de Trêves (ville faite capitale par Constantin jusqu’à 316) puis à Rome et s’accomplit dans cette nouvelle religion ordonnée par son fils qui par son pouvoir grandissant la fera proclamer  »Augusta » Impératrice en 324.

C’est en tant qu’impératrice qu’elle quitte Rome pour s’installer en Palestine (326-328) ce séjour sous des apparences de pèlerinage sera plutôt conçu dans un but politique de reconnaissance du christianisme instauré par son fils. Elle veut reconstituer le christianisme en terre sainte en retrouvant les lieux saints et sera guidée par un érudit Eusèbe de Césarée. Elle y fondera « l’église des disciples »  appelée aujourd’hui le « Pater noster » l’église de la Nativité à Bethléem et trouvera les saintes reliques dont la croix du Christ sur l’emplacement du Golgotha.

L’impératrice et son fils Constantin font construire un temple à l’emplacement de cette découverte, et fut appelé Basilique du Saint Sépulcre, dans laquelle on a conservé la relique.

Cependant cette croix va être volée, trois siècles plus tard en 614, durant la conquête de Jérusalem par le roi Perse Chrosroës II. La population est massacrée, les prisonniers sont vendus comme esclaves, les églises sont brûlées et la Sainte Croix, ou Vraie Croix est volée et emmenée au cœur de l’empire Perse et placée au pied du trône du roi, en signe de dédain envers le christianisme.

Cela va devenir le Graal de l’empereur romain d’orient Héraclius qui après 15 années de lutte, arrivera à ses fins. La Vraie Croix retourne à Jérusalem le 14 septembre 628, portée par l’empereur en personne à travers la ville. Dès lors, ce jour est marqué dans les calendriers liturgiques comme celui de l’ Exhaltation de la Croix.

Afin d’éviter de nouveaux vols, la Sainte Croix fut coupée en plusieurs morceaux, un transporté à Rome, un à Constantinople et le troisième fut mis dans un coffre d’argent à Jérusalem. Un autre morceau fut partagé en très petits bouts et distribués dans les églises du monde entier et portent le nom de Veracruz (la vraie croix).

La Sainte Croix

La Sainte Croix

Le Grand Prêtre « Cohen Gadol »

 

Le grand prêtre "Cohen Gadol"

Le grand prêtre « Cohen Gadol »

D’après la Torah et la Bible hébraïque Cohen signifie « dévoué, dédié », ce fut un titre conféré à Aaron le frère de Moise de la tribu de Lévi, ainsi qu’à toute sa descendance masculine.

Ces prêtres étaient dévoués au service du Temple de Jérusalem ; membre du clergé hébreu, ils réalisaient les sacrifices, la bénédiction du peuple d’Israël, l’application de la loi divine et étaient placés sous l’autorité du Cohen gadol.

Pour l’office du Yom Kippour  « le jour d’ Expiation » le Cohen gadol était le seul habilité à rencontrer Dieu en rentrant dans le saint des saints, les pieds enchaînés et agrémentés de clochettes afin d’être sûr, dans le cas d’un malaise, de pouvoir le tirer hors du saint des saints sans enfreindre à la loi.

Le vêtement sacerdotal du Grand Prêtre « Cohen gadol » était composé d’une robe d’azur bordée de clochettes d’or et de grenades, d’une tiare et d’une écharpe. Sur son pectoral, il revêtait 12 pierres précieuses – chacune représentant un des 12 fils de Jacob et des 12 tribus d’Israël.

Ces pierres étaient les suivantes :

  • Ruben le rubis
  • Simeon le topaze
  • Levi l’émeraude
  • Judah le grenat
  • Issachar le saphir
  • Zébulon le diamant
  • Dan l’opale
  • Nephtali la turquoise
  • Gad l’Amethyste
  • Asher le beryl
  • Joseph le jaspe
  • Benjamin l’agate

Depuis la destruction du Temple, le nom de Cohen a continué à se transmettre de père en fils. Dans les communautés orthodoxes les Cohanim sont astreints à des règles et lois particulières,

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre

La kabbale et la ville mystique de Safed

 

Safed - dessin Kabbaliste

Safed – dessin Kabbaliste

La « Kabbale » est un nom familier dont on ne comprend pas toujours la signification.

C’est une tradition spéculative portant sur les mystères de Dieu et de la création.

C’est une interprétation des cinq livres de la Bible, en hébreu « Torah » qui veut dire Loi ou
Enseignement, qui composent le Pentateuque mais tout particulièrement issue du texte de la « Vision d’Ezechiel » .
Elle constitue une tradition du Judaisme qui apparait dès l’époque du Second Temple.
Elle est basée sur la Révélation. un don concernant la Nature de l’homme, son origine et son devenir, cette alliance est créee par Dieu et le peuple d’Israël choisi par celui-ci.
Les Kabbalistes associent parole et alphabet, les 22 lettres de l’alphabet ont été gravées par et dans le souffle divin.

Tsfat, également appelée Safed, située sur le Mont Canaan à plus de 900 mètres d’altitude, est la ville de la Kabbale.

Elle fait partie des quatre villes saintes d’Israël avec Jérusalem, Hébron et Tibériade.

En 1492, durant l’Inquisition espagnole, les Monarques d’Espagne Ferdinand et Isabelle interdisaient la pratique de toutes religions autre que le Christianisme. 

De nombreux kabbalistes et leurs fidèles se sont alors réfugiés à Safed.

Elle devint une ville réputée de par ses synagogues aux noms d’érudits kabbalistes dont certains ont vécu à Safed, comme par exemple Rabbi Isaac Louria, le Ari, qui a décidé de s’y installer au 16ième siècle et y a développé une méthode d’étude de la Kabbale suivie encore aujourd’hui par tous les kabbalistes.  Son élève, Haim Vital et Rabbin Joseph Karo, l’auteur du « Choulhan Arouh », livre où sont résumées par sujets les lois du judaïsme. Rabbin Shlomo Alkabetz qui a écrit le chant célèbre avec lequel le shabbat commence : Leha Dodi. 

La visite de la synagogue bleue du Rabbin Abuhav est un ravissement. Elle est notée de nombreux symboles, dans l’une des armoires saintes une Bible ancienne du XVIème siècle ne peut-être ni sortie ni lue en dehors des Fêtes de Kippour, Shavouot et Rosh Hashana – une légende raconte que si une personne passe outre un malheur lui arrivera dans l’année…

Les initiales des trois mots Kippour, Shavouot et Rosh Hashana veut dire  »Kasher »

On raconte que dans une autre armoire sainte, durant l’époque Ottomane, le « Coran » y était gardé, un stratagème qui aurait permis de sauver la synagogue des attaques musulmanes en temps de tension …. 

Dans cette ville sainte règne une atmophère mystique qu’agrèmente de très nombreuses légendes.  

Le passage dans ses ruelles, colorées par de très nombreuses galeries d’artistes, est un plaisir pour les visiteurs.

On raconte que quand le Messie viendra de Méron il entrera dans la vieille ville de Safed par « ‘allée du Messie » qui reste intouchable même de nos jours.

L’air pur de Safed permet de vivre jusqu’à 120 ans nous dit on….

 

Rue de la Synagogue Abuhav

Rue de la Synagogue Abuhav

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Les Sept espèces de la Terre d’Israël

Les sept espèces, fruits et graines, de la terre d’Israël nommées dans la Torah  :

« Une terre de froment, d’orge, de raisin, de figue et de grenade, une terre d’olive huileuse et de miel ».

Le BLE exprime la Sagesse et la Connaissance

C’est le premier élément nécessaire pour construire la personnalité, le côté spirituel et intelligent d’une personne

Champ de blé

Champ de blé

 

 

 

 

 

L’ORGE représente La Matière 

Il fournit des aliments pour animaux, un élément important pour l’existence humaine.

L'orge

L’orge

La VIGNE exprime la Joie et la Festivité

La vie est faite de moments de bonheur qui sont célébrés en dégustant un bon vin.                    »Le vin réjouit le cœur des humains » Psaume 104-15

Grappe de raisins

Grappe de raisins

La FIGUE symbole de la Nourriture Céleste 

Le figuier est un arbre Messianique, il est un des premiers arbres à fleurir en Février,  avec cette particularité qu’aucune de ses feuilles ne se ressemblent.

Tout à l’image d’Israel et de la torah ou chaque verset biblique peut avoir une explication différente.

Figues

Figues

 

 

 

 

 

 

La GRENADE symbolise la Prospérité, la Fertilité et la Beauté.

Les enfants d’Israël doivent accomplir autant de bons actes (Mitzvoth) que le nombre de graines.
Grenade

Grenade

L’ OLIVIER

L’olivier est le symbole de la Vie Familiale Bénie et Heureuse.

Il est aussi celui de Longévité, d’Espérance et de Paix…  Il est réputé éternel. 

Olivier

Olivier

La DATTE

Le miel de datte symbolise une Vie Douce et Abondante sur la Terre d’Israël

En hébreu biblique, un palmier dattier s’appelle Tamar. C’est aussi un prénom féminin évoquant la grâce et l’élégance qui est de nos jours toujours populaire.

Un palmier dattier

Un palmier dattier

 

 

 

 

 

Beith Shéan et ses divinités

Beith Shean vue du Tell

Beith Shean vue du Tell

Beith Shean  » Scythopolis  » est très certainement l’un des plus beaux sites archéologiques d’Israël.

Elle était une des dix villes de la décapole localisées autour du Jourdain, carrefour stratégique de 40000 habitants à l’époque romaine et détruite en 749 de l’ère chrétienne par un tremblement de terre, la beauté de ses vestiges ne cesse de m’impressionner à chacune de mes visites :

  • Son théâtre (encore utilisé pour des événements et spectacles),
  • ses bains chauds publics (les plus importants trouvés à ce jour en Israël),
  • le Cardo  »Palladius » grande allée principale restaurée adornée de magnifiques colonnes,
  • le  »Nymphée »  fontaine publique monumentale, ornée de sculptures et de jeux d’eau.
  • le Temple de Zeus, le Roi des Dieux dont les colonnes écrasées nous rappellent la violence implacable de ce tremblement de terre et bien sûr de très nombreuses mosaïques dont certaines sont exposées au musée d’Israël à Jérusalem,
  • et aussi cette magnifique mosaïque reconstituée de la déesse Tyche, déesse grecque de la Bonne Fortune, tenant la Corne de l’abondance. Elle fut volée, il y a quelques années, et retrouvée en pièces détachées aujourd’hui une copie est exposée sur le site.

    Déesse Tyche

    Déesse Tyche

 

 

 

 

 

 

 

 

Dyonisus était également le protecteur de Beit Shean, Dieu de la vendange, de la vinification et du vin, de la folie rituelle et de la fertilité.

La légende nous raconte que la nymphe Nysa le nourrit et l’éleva durant toute son enfance.

 

La légende des Maries aux Saintes Maries de la Mer

 

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Les Saintes Maries de la Mer en Provence nous raconte une fascinante légende.

Les trois Saintes,  Marie-Madeleine, Marie Salomé et Marie Jacobé, dont les reliques sont l’objet de la dévotion des pèlerins aux Saintes Maries de la Mer. furent les premiers témoins  de la résurrection de Jésus après sa crucifixion, d’après les Evangiles.

Elles auraient ensuite suivies leur oncle Joseph d’Arimathie en barque vers Alexandrie en Egypte en compagnie de Lazare et sa famille, Marthe, Marie Madeleine et quelques autres. Une légende française de longue date nous parle de leur dérive qui les entraîna sur cette côte méditerranéenne près d’une forteresse nommée à l’époque   » Oppidum-Râ » devenue  les Saintes-Maries-de-la-Mer en 1838.

La très belle église forteresse, construite au Moyen Age qui est au cœur de la ville nous rappelle les dangers qui sévissaient dans cette région par la venue impromptue de pirates, elle était un refuge stratégique qui permettait à la population de se mettre à l’abri du danger. Ce qui explique aussi les murs percés de meurtrières et un puits d’eau douce qui se trouve à l’intérieur de celle-ci.

Quand on parle de Camargue et des Saintes, c’est cette image des Gitans qui nous vient en tête et surtout leur Pèlerinage religieux annuel du mois de Mai en l’honneur de leur Sainte :

Sarah la Noire .

Sainte Sarah patronne des gitans

Sainte Sarah patronne des gitans

Qui était cette Sainte  »Sarah la Noire » ?

Une servante égyptienne à la peau mate toute dévouée à ces trois Maries

cette femme généreuse du village qui les accueillit chaleureusement à leur arrivée en leur offrant l’hospitalité.

Plusieurs villes méditerranéenne Marseille, Arles, les Baux de Provence revendiquent le privilège d’avoir accueilli la Barque des Saintes.

Marie Jacobé, Marie Salomé et Sarah furent inhumées ensemble et sur place au cœur même des Saintes là où fut construite l’église médiévale.

On retrouve la tombe de Marie Madeleine dans le massif de la Sainte Baume….

Tandis que Marthe, la sœur de Lazare, terrassa un monstre appelait ‘Tarasque » qui sortait de l’eau du Rhône et dévorait les gens et le bétail à Tarascon et convertit la population à cette nouvelle religion… le Christianisme.

 

Emblème de la Mairie des Saintes Maries de la Mer

Emblème de la Mairie des Saintes Maries de la Mer

 

 

 

 

Les œuvres d’Antonio Barluzzi – Un architecte remarquable

L’architecte Antonio Barluzzi (1884-1960)

L’architecte Antonio Barluzzi

L’architecte Antonio Barluzzi (1884-1960) est né à Rome, il consacra sa vie à la Terre Sainte en concevant pour le compte de la Custodie de la Terre Sainte des nouveaux Sanctuaires, parmi lesquels les premiers édifices bâtis au pied du Mont des Oliviers appelé  »Gethsémani » voulant dire le  »Pressoir à huile » et sur le Mont Tabor  »l’Eglise de la Transfiguration », qui furent suivis par bien d’autres ouvrages.

Barluzzi apporta à la Terre Sainte une architecture nouvelle. Auparavant, les concepteurs suivaient les styles des époques passées en reconstruisant des églises de forme gothique-croisée, byzantine ou classique.

Antonio Barluzzi, profondément croyant, conçut ces sanctuaires religieux de façon à rappeler le « Mystère de la vie de Jésus » et afin qu’une sérénité soit ressentie par tous les fidèles durant leur visite dans ces lieux sacrés.

Après avoir reçu la mission de concevoir la nouvelle « Église de Toutes-les-Nations » à Gethsémani,  projet qui prévoyait également la conception du Sanctuaire du  Mont Tabor, Barluzzi adapta le projet en fonction des découvertes qui eurent lieu au même moment sur les ruines de l’Eglise byzantine du IVème siècle.

La basilique a été conçue comme un espace unique, comprenant seulement deux rangées de six colonnes, à l’intérieur duquel la lumière est filtrée par des vitrages de couleur bleu nuit et où scintillent des milliers d’étoiles nous rappelant la Nuit de l’agonie de Jésus.

Les mosaïques qui ornent les absides sont des illustrations d’événements s’étant produit sur le Gethsémani : l’agonie, l’arrestation avec le baiser de Judas.

L’Eglise fut construite en 1924 et le Judas representé nous rappelle l’image du Juif typique de cette époque antisémite.

Les décorations des voûtes et des petites coupoles prennent la forme des oliviers du Jardin et représentent le ciel étoilé de la nuit de la trahison, tandis que la coupole dorée, au-dessus du presbytère, rappelle le mystère céleste.

Tout a été spécifiquement pensé pour rendre ce lieu propice à la méditation et à la prière et pour conduire vers l’élément le plus important : la pierre, rappelant l’emplacement où Jésus passa la nuit à pleurer et prier, située à proximité de l’autel.

 

On l’appelle aussi la Basilique de Toutes-Les-Nations car douze nations ont participés à sa construction, chiffre symbolique représenté par les douze dômes.

Antonio Barluzzi était assez frusté de n’être pas assez connu aussi laissa                                         t’il son empreinte en se faisant représenter sur la voûte de la                                                               coupole de l’abside de droite,

Il en sera de même dans  » l’Eglise de la Visitation » à Ein Karem où on peut le voir peint sur un des tableaux à l’intérieur de l’Eglise.

En 1960 commencèrent les constructions d’une église encore plus remarquable celle de                 » l’Annonciation à Marie » à Nazareth.

Barluzzi mourut cette année là et n’aura pas l’occasion de voir cette Eglise construite d’après ses plans.

La Basilique de l'agonie - Gethsemanie

La Basilique de l’agonie – Gethsemanie

Le Mont des beatitudes et l'Eglise du Sermon de la Montagne

Le Mont des beatitudes et l’Eglise du Sermon de la Montagne

Mont Tabor - L'Eglise de la Transfiguration

Mont Tabor – L’Eglise de la Transfiguration

Vue du Mont Tabor et de l'Eglise de la Transfiguration

Vue du Mont Tabor et de l’Eglise de la Transfiguration

Domus Galilaeae – La Maison de la Galilée

Domus Galilaeae le jardin dominant le Lac de Tiberiade

Domus Galilaeae le jardin dominant le Lac de Tiberiade

Le somptueux édifice de Domus Galilaeae – la Maison de la Galilée  se trouve en Basse Galilée, au dessus du Mont des Béatitudes et domine le lac de Tibériade.

La première pierre de Domus Galilaeae fut posée en Janvier 1999 . Ce bâtiment fut construit dans un court laps de temps en pierre toscane traditionnelle.

L’ouverture du site a eu lieu en l’an 2000.

Géré par l’organisation catholique Chemin Néocatéchuménal, Domus Galilaeae emploie environ 150 personnes à temps plein, y compris les ouvriers, techniciens et bénévoles. Il y a 37 travailleurs arabes chrétiens, 32 musulmans arabes, 21 techniciens, 20 juifs, druzes et 10 Maronites.

Ce Centre a été inauguré par le Pape Jean-Paul II lors de sa visite du Millénaire en Terre Sainte.

Dans la bibliothèque on trouve une ancienne Torah.

Francisco José Gómez de Argüello y Wirtzr plus courramment appelé Kiko Arguello Wirtz est  né en Espagne le 9 Janvier 1939. Artiste espagnol, il a étudié les beaux-arts à l’Académie royale de San Fernando à Madrid et a reçu en 1959 le prix National Spécial pour la peinture.

Il est non seulement l’architecte mais aussi l’innovateur de ce qui allait devenir en 1964 le Chemin Néocatéchuménal dans le bidonville de Palomeras Altas à Madrid.

Le 13 mai 2009, il a reçu un doctorat honorifique par l’Institut pontifical Jean-Paul II pour ses études sur le mariage et la famille.

Le Centre est conçu comme un lieu où les chrétiens apprennent davantage sur la tradition vivante d’Israël en suivant les traces des premiers saints chrétiens « qui sont retournés à leurs racines hébraïques en étudiant le sens de la prière, des fêtes et des liturgies hébraïques ».

Domus Galilaeae la terrasse dominant le Lac de Tiberiade

Domus Galilaeae la terrasse dominant le Lac de Tiberiade

Jean-Paul II, qui a illustré une nouvelle ère d’affinité entre les catholiques et les juifs, a souligné la nécessité d’apprécier les racines juives afin de vivre un christianisme authentique.

Domus Galilaeae la magnifique bibliotheque

Domus Galilaeae la magnifique bibliotheque

Domus Galilaeae la chapelle

Domus Galilaeae la chapelle

L'entrée de Domus Galilaeae

L’entrée de Domus Galilaeae

Tel-aviv-Sarona et les Templiers Allemands

Quartier de Sarona - Tel-aviv

Quartier de Sarona – Tel-aviv

Ce courant religieux protestant appellé « La Société des Templiers » est fondé au XIXème siècle en Allemagne par Christoph Hoffman et préconise pour ses fidèles l’installation en Palestine, le retour aux sources du Christianisme et la création d’implantations urbaines et agricoles en Palestine.

Compromis avec le nazisme, après la deuxième guerre mondiale, l’ensemble de la communauté des Templiers avec leurs sept colonies en Palestine a été expulsé vers l’Australie pour ne jamais revenir.

Ils sont arrivés en Palestine plus d’une décennie avant que les premiers immigrants  juifs sionistes n’arrivent et à bien des égards, ils leur ont servi de modèles.

Malgré leur faible nombre dans le pays, les Templiers n’en contribuent pas moins au
développement des techniques modernes agricoles en Palestine et ils ont rapidement gagné une réputation pour leurs compétences et précision dans l’exécution des travaux.

Ils ont planté des vignobles et des vergers en utilisant des techniques modernes inconnues en Palestine,  Ils ont mis en place les premiers moulins à huile où à grain qui opéraient avec une machine à vapeur. Ils ont puisé dans la terre pour trouver cette eau si rare et nécessaire à la survie de chacun. Ils ont ouverts les premiers hôtels et pharmacies de style européen, et se lancèrent dans la production de produits de base importants comme le savon et le ciment – ou la bière et le vin. Ils ont été les premiers dans le marché des « Oranges de Jaffa ».

Leurs belles maisons exemplaires, d’une élègance continentale, avec leurs toits de tuiles rouges étaient entourées de jardins fleuris. Ces quartiers qui de nos jours sont devenus, après leurs rénovations, des lieux branchés et  luxueux que ce soit à Jérusalem, Haifa, Bethlehem en Galillée, Jaffa et Sarona à Tel-Aviv.

Le quartier de Sarona comprend 37 maisons des Templiers qui ont été renovées (sur 85 de l’époque des Templiers)  5 d’entre elles ont même été soulevées et déplacées pour élargir la rue Kaplan et permettre une meilleure circulation. Ce projet, qui a duré des années, est enfin terminé et l’on peut voir ces grands immeubles luxueux qui se construisent sur l’emplacement de ces maisons qui ont été détruites ainsi que des magasins et restaurants de haute gastronomie dont un est installé dans des salles voutées souterraines qui servaient de coopérative agricole aux Templiers.

Ces quartiers uniques nous permettent de garder un regard sur le passé et je me suis entendue dire que cette communauté dont les petits enfants viennent parfois en visite en Terre Sainte sont ravis de savoir que leur patrimoine a été préservé et ils en sont fiers et nous aussi.

Quartier de Sarona - Tel-aviv

Quartier de Sarona – Tel-aviv

Quartier de Sarona - Tel-aviv

Quartier de Sarona – Tel-aviv