L’impératrice Hélène et La Sainte croix

21 May, today is the feast day of Saints Constantine and Helen ...

Hélène, mère de l’empereur Constantin vit dans l’ombre jusqu’à l’avènement de son fils Constantin 1ier en 306, ceci est dû à un passé douteux de servante d’auberge comme profession initiale et le reniement de son époux Constance Chlore devenu César. L’ascension de son fils Constantin lui donne du pouvoir et le retour à une vie publique, elle se convertit au Christianisme tout comme lui et il semblerait même avant lui et exerce un apostolat actif de la foi nouvelle pour mieux asseoir l’empire chrétien, encore fragile à l’automne 324.

Elle séjourne à la cour impériale de Trêves (ville faite capitale par Constantin jusqu’à 316) puis à Rome et s’accomplit dans cette nouvelle religion ordonnée par son fils qui par son pouvoir grandissant la fera proclamer  »Augusta » Impératrice en 324.

C’est en tant qu’impératrice qu’elle quitte Rome pour s’installer en Palestine (326-328) ce séjour sous des apparences de pèlerinage sera plutôt conçu dans un but politique de reconnaissance du christianisme instauré par son fils. Elle veut reconstituer le christianisme en terre sainte en retrouvant les lieux saints et sera guidée par un érudit Eusèbe de Césarée. Elle y fondera « l’église des disciples »  appelée aujourd’hui le « Pater noster » l’église de la Nativité à Bethléem et trouvera les saintes reliques dont la croix du Christ sur l’emplacement du Golgotha.

L’impératrice et son fils Constantin font construire un temple à l’emplacement de cette découverte, et fut appelé Basilique du Saint Sépulcre, dans laquelle on a conservé la relique.

Cependant cette croix va être volée, trois siècles plus tard en 614, durant la conquête de Jérusalem par le roi Perse Chrosroës II. La population est massacrée, les prisonniers sont vendus comme esclaves, les églises sont brûlées et la Sainte Croix, ou Vraie Croix est volée et emmenée au cœur de l’empire Perse et placée au pied du trône du roi, en signe de dédain envers le christianisme.

Cela va devenir le Graal de l’empereur romain d’orient Héraclius qui après 15 années de lutte, arrivera à ses fins. La Vraie Croix retourne à Jérusalem le 14 septembre 628, portée par l’empereur en personne à travers la ville. Dès lors, ce jour est marqué dans les calendriers liturgiques comme celui de l’ Exhaltation de la Croix.

Afin d’éviter de nouveaux vols, la Sainte Croix fut coupée en plusieurs morceaux, un transporté à Rome, un à Constantinople et le troisième fut mis dans un coffre d’argent à Jérusalem. Un autre morceau fut partagé en très petits bouts et distribués dans les églises du monde entier et portent le nom de Veracruz (la vraie croix).

La Sainte Croix

La Sainte Croix

Eliezer Ben Yehuda et la renaissance de la langue Hébraïque

Eliezer Ben Yehuda et la renaissance de la langue Hébraïque.

« Le succès de l’hébreu prouve qu’une langue ancienne peut s’adapter à une nouvelle réalité » (Académie de la langue hébraïque).

Le Comité pour la langue hébraïque fut créé par Eliezer Ben Yehuda en 1889 à Jérusalem. En 1953,  la Knesset (Parlement Israélien) créée « l’Académie de la langue hébraïque » et lui succédera.

Eliezer Ben-Yehuda, est né le 7 janvier 1858 dans le village Biélorusse de Luzhky et s’appelait Eliezer Yitzhak Perelman.

De famille juive religieuse il suivra la coutume des juifs hassidiques d’Europe de l’Est et très jeune fréquente le « cheder » où il étudie l’hébreu et la Bible, a 12 douze ans ce sera l’étude de la Torah, de la Michna et du Talmud qui lui sera enseignée et plus tard il entrera dans une « yeshiva »  école talmudique. Sa famille nourrissait l’espoir qu’il devienne rabbin. Cependant Il s’éloignera de son appartenance au peuple juif mais pas à son attachement pour la langue hébraïque.

Eliezer Ben Yéhuda est profondément convaincu que la rédemption d’Israël ne s’accomplira que par le renouveau de l’hébreu comme langue nationale.

En 1877, il écrit: «Les Juifs ne peuvent être vraiment vivants que s’ils retournent au pays de leurs pères et qu’ils reviennent à la langue biblique» Et encore: «l’Hébreu est la seule voie pour réaliser la rédemption de la nation juive» «la renaissance de la langue hébraïque en Terre d’Israël pourrait unir tous les juifs du monde entier».

Il quitte la Russie en 1878 pour Paris, entreprit des études d’Histoire et de Politique du Moyen Orient à la Sorbonne mais sa santé fragile ne lui permet pas de persévérer.  En 1881 il arriva en Palestine avec ses plans de relance pour la Langue hébraïque.

Il décide, avec son épouse Dvora d’adopter l’hébreu comme langue vernaculaire.

Son leitmotiv était « hébreu à la maison », «hébreu à l’école», et «mots, mots, mots».

Son premier fils,  Ittamar Ben-Avi né en 1882,  fut le premier enfant parlant hébreu dans l’histoire moderne. La nécessité de trouver des mots hébreux appropriés aux activités banales de la vie quotidienne s’est effectivement fait ressentir et de nouveaux mots et expressions de langue hébraïque ont été créées par Eliezer Ben Yehuda. Quatre autres enfants naîtront de cette union mais Dvora tombera malade et mourra de la tuberculose.

En 1884 il sera le fondateur du journal «HaTsVi» («Le Cerf») dont les articles sont écrits en hébreu et dans lesquels il exhorte les jeunes pionniers et les futurs fondateurs de l’Etat d’Israël à ne s’exprimer qu’en langue hébraïque. Il exige que l’on n’étudie qu’en hébreu dans les écoles. Il instaure dans son journal une chronique consacrée aux nouveaux mots qu’il invente afin d’enrichir la langue hébraïque moderne.

Devenu également enseignant à l’Ecole de l’Alliance Française Universelle, il n’a de cesse de vouloir propager l’hébreu malgré le manque de manuels scolaires dans cette langue.

Les juifs orthodoxes de Jérusalem opposés au sionisme et à la renaissance de l’hébreu le dénoncent au gouvernement turc comme révolutionnaire. Il est arrêté et ne sera libéré que par l’intervention du Baron de Rothschild.

Il se remarie avec Hemda, la jeune soeur de Dvora. Sa maison devint le Centre de Comité de la langue hébraïque lieu de rencontre pour toute la communauté désirant pratiquer la langue hébraïque.

IL s’exile en 1914 pour New york, fuyant la persécution ottomane, et reviendra en Eretz Israël à la fin de la première guerre mondiale et poursuivra son idéologie. A son retour il est heureux de constater que la ville de Jérusalem s’est agrandie et que la langue hébraïque est de plus en plus pratiquée.

Malgré toutes ses occupations, les moyens de la famille manquent et ils vivent dans un inconfort permanent, Ben Eliezer rechute de la tuberculose. Sentant que ses jours sont comptés il s’acharne dans son travail d’édition d’un dictionnaire de l’hébreu moderne, voyage en Europe et visite toutes les bibliothèques universitaires afin d’étudier les ouvrages écrits en hébreu ancien.

Eliezer Ben Yehuda mourra en paix en 1922, l’hébreu sera reconnu comme langue officielle de son vivant par l’Administration mandataire britannique, un décret de trois jours de deuil sera appliqué pour ce Grand Homme et des milliers de personnes se recueilleront devant sa tombe.

 

Eliezer Ben Yehuda et sa femme Hemda

Eliezer Ben Yehuda et sa femme Hemda

Le Grand Prêtre « Cohen Gadol »

 

Le grand prêtre "Cohen Gadol"

Le grand prêtre « Cohen Gadol »

D’après la Torah et la Bible hébraïque Cohen signifie « dévoué, dédié », ce fut un titre conféré à Aaron le frère de Moise de la tribu de Lévi, ainsi qu’à toute sa descendance masculine.

Ces prêtres étaient dévoués au service du Temple de Jérusalem ; membre du clergé hébreu, ils réalisaient les sacrifices, la bénédiction du peuple d’Israël, l’application de la loi divine et étaient placés sous l’autorité du Cohen gadol.

Pour l’office du Yom Kippour  « le jour d’ Expiation » le Cohen gadol était le seul habilité à rencontrer Dieu en rentrant dans le saint des saints, les pieds enchaînés et agrémentés de clochettes afin d’être sûr, dans le cas d’un malaise, de pouvoir le tirer hors du saint des saints sans enfreindre à la loi.

Le vêtement sacerdotal du Grand Prêtre « Cohen gadol » était composé d’une robe d’azur bordée de clochettes d’or et de grenades, d’une tiare et d’une écharpe. Sur son pectoral, il revêtait 12 pierres précieuses – chacune représentant un des 12 fils de Jacob et des 12 tribus d’Israël.

Ces pierres étaient les suivantes :

  • Ruben le rubis
  • Simeon le topaze
  • Levi l’émeraude
  • Judah le grenat
  • Issachar le saphir
  • Zébulon le diamant
  • Dan l’opale
  • Nephtali la turquoise
  • Gad l’Amethyste
  • Asher le beryl
  • Joseph le jaspe
  • Benjamin l’agate

Depuis la destruction du Temple, le nom de Cohen a continué à se transmettre de père en fils. Dans les communautés orthodoxes les Cohanim sont astreints à des règles et lois particulières,

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre

Les 12 pierres precieuses du pectoral du grand Prêtre

Jeanne la Papesse – Un conte ou une réalité ?

Jeanne la Papess

Jeanne la Papess

Jeanne la Papesse – Un conte ou une réalité ?

Connaissez vous l’histoire de Jeanne la Papesse?

Cela s’est passé au IXième siècle en Angleterre, une histoire qui s’est répandue au cours des siècles dans toute l’Europe.  Selon la légende populaire, une femme régna comme pape pendant quelques années au Moyen Âge.
Certains considèrent cette rumeur comme une fiction, d’autres comme une réalité.

Selon des sources médiévales, Jeanne connue sous le nom de Jean l’Anglais ce qui dénote une origine anglaise, serait née près de Mayence en Allemagne en 822. Issue d’une famille simple elle était désireuse de s’instruire et écoutait avec attention son père qui enseignait les textes bibliques à son fils dans l’espoir que celui-ci se fasse remarquer à une époque où les rares cercles d’éducation et de savoir étaient réservés aux clercs,

Durant une période de guerre et d’instabilité; elle se serait travestie en homme, ce qui lui aurait ouvert les portes d’un cloitre où elle aurait passé quelques années à apprendre et à vivre selon les règles monastiques malgré toutes les difficultés pour une femme de vivre en constante promiscuité avec des moines.

De nature serviable, elle se fait remarquer par son intelligence et sa générosité. Elle soigne les pauvres et va constamment au devant des autres. Les portes s’ouvent devant elle notamment celles de plusieurs universités et abbayes, dont Saint Germain-des-prés.

Jeanne se fait remarquer pour son talent et son érudition ; dotée d’une beauté naturelle elle impressionnait son entourage.

Elle gravit les échelons de la hiérarchie de l’église et obtint à Rome un poste de lecteur des écritures saintes avant de rejoindre la curie romaine où elle aurait fini par devenir cardinal.

Elle rencontra un chevalier dont elle tomba amoureuse et garda cette liaison secrète.

Quand le Pape Léon IV mourut, en 855, elle lui succéda et fut nommée Jean VIII l’angélique et occupa la chaire de saint Pierre. Tous s’accordent pour dire qu’elle est élue pape par acclamation, le peuple romain appréciant son érudition et sa piété3.

Tout se déroulait merveilleusement bien jusqu’à cet événement fâcheux qui fit découvrir ce subterfuge.

Au cours d’une procession, en 858, elle mit au monde un enfant au su et au vu de la foule qui, choquée, se sentie trahie par celle qu’ils aimaient tant.

Elle mourut en couche et le pontificat de la Papesse Jeanne s’acheva brutalement sur fond de scandale.

Suite à cela une autre légende raconte qu’au Vatican se trouverait une chaise percée sur laquelle les nouveaux papes élus devraient s’asseoir avant leur investiture, afin de s’assurer de leur virilité et de conjurer la menace d’une nouvelle papesse. 

Au 16ème siècle, la cathédrale de Sienne comportait un buste de Jeanne parmi les autres pontifes; il a été enlevé après des manifestations en 1600.

 

Jeanne la Papess

Jeanne la Papesse

 

Théodore Herzl – le Moïse des Temps Modernes

Theodore Herzl

Théodore Herzl

Théodore Herzl – Le Moïse des temps modernes.

Il naquit en 1860 dans le quartier juif de Budapest, capitale de la Hongrie, fils d’une famille bourgeoise d’origine germanique, son père un réformiste pratiquant d’un judaïsme  »progressiste » était un partisan de l’assimilation des juifs au sein de leurs terres d’accueil.

Docteur en droit, il devint Journaliste à Paris et correspondant du journal viennois la « Neue Freie Presse » mais avide de connaissances et ne pouvant satisfaire sa curiosité il parcourait la Terre …

Ecrivain, auteur de pièces de thêâtre, connu à Berlin, à Vienne il fut nommé Directeur Littéraire du journal qui l’employait…

Cet Homme, de forte stature et de grande prestance, portait une longue barbe noire, des yeux étincelants et profonds, il magnétisait tous ceux qui entraient en contact avec lui de par sa vivacité et son éloquence, depuis les empereurs jusqu’aux pauvres Juifs qui s’arrêtaient pour baiser les bords de son manteau…

L’affaire Dreyfus et les cris dans Paris de « Mort aux Juifs » changera le cours de sa vie.

On raconte bien que. tout jeune, il aurait dit au docteur de sa famille  »Que le seul moyen pour les juifs était de partir en Palestine et à la « question qui nous y conduira »  il aurait répondu       « Moi ! »

Il écrivit en 1896 un livre « l’Etat des Juifs » (Der judenstaat).

« Je n’avais encore jamais rien écrit dans un tel état d’exaltation » a t’il dit…

Il partit en croisade en Allemagne, France, Angleterre et rencontra des mécènes de la finance afin de quémander l’argent nécessaire pour mettre à jour son projet.

Il essuya de nombreux échecs mais malgré toutes les difficultés rencontrées, les portes qui se fermaient, les dénonciations de « faux Messie »,  il organisa le premier congrès sioniste à Bâle en 1897. Ce fut une grande assemblée de frères barbus sionistes venus de tous pays et de toutes cultures unis par leur origine, son discours transcendant fut acclamé  par cette foule fascinée par le charisme de cet homme et fut scandé d’un cri unanime de la foule en hébreu  »Yechi Hamelech »   »Vive le Roi ». Il présidera chaque congrès sioniste jusqu’à sa mort en 1904.

Il connaissait mieux que quiconque la main mise de l’Allemagne sur la Turquie. Il rencontra l’Empereur Guillaume II qui préparait son voyage pour la Palestine, avec arrêt à Constantinople.  Herzl aussi partit pour Constantinople en pensant rencontrer le Sultan et le solliciter, contre argent comptant, la cession de la Palestine !

Voila Jésus Christ ! cria HabdulHamid en le rencontrant ! Cependant rien ne fut signé car le Sultan voulait être sûr que l’argent lui soit remis en main propre avant de prendre tout engagement.

L’Empereur Guillaume II en visite en Palestine… Herzl s’y trouvait aussi !  ils se rencontrèrent se saluant majestueusement comme deux rois dont un sans couronne !

Theodore Herzl avait 44 ans quand il mourut, il laissa une femme et 3 enfants orphelins qui furent envoyés dans des foyers d’accueil, comme son testament le demandait… Ils sont tous décédés dans des circonstances tragiques.

Le paradoxe est grand entre l’idéal de cet homme et la misère de sa famille, sa femme abandonnée et dépourvue de la charge de ses trois enfants par cet homme sans aucune compassion pour celle qui ne le suivit pas dans son destin et qui finira tout aussi tragiquement que ses enfants.

Mort en 1904, Théodore Herzl avait demandé dans ses dernières volontés à être enterré en Palestine quand le peuple juif y aurait fondé un Etat indépendant. Il avait exprimé le souhait que sa famille proche puisse reposer à ses côtés.

Le 17 août 1949, son corps ainsi que celui de ses parents, Yaakov et Jeannette, et sa sœur également prénommée Pauline, ont été inhumés au Mont Herzl.

En Septembre 2006 les dépouilles de ses enfants Hans et Pauline y ont été transférés depuis Bordeaux. Sa fille cadette, Trude Norman, est morte dans le camp de concentration de Theresienstadt,  et ses restes n’ont jamais été retrouvés. Le corps du fils unique de Trude, Stéphane Théodore Norman, qui s’est suicidé en se jetant d’un pont en 1946 à Washington, fut également transféré au Mont Herzl le 5 Décembre 2007.

 

Les enfants de Théodore Hertzl

Les enfants de Théodore Hertzl

La kabbale et la ville mystique de Safed

 

Safed - dessin Kabbaliste

Safed – dessin Kabbaliste

La « Kabbale » est un nom familier dont on ne comprend pas toujours la signification.

C’est une tradition spéculative portant sur les mystères de Dieu et de la création.

C’est une interprétation des cinq livres de la Bible, en hébreu « Torah » qui veut dire Loi ou
Enseignement, qui composent le Pentateuque mais tout particulièrement issue du texte de la « Vision d’Ezechiel » .
Elle constitue une tradition du Judaisme qui apparait dès l’époque du Second Temple.
Elle est basée sur la Révélation. un don concernant la Nature de l’homme, son origine et son devenir, cette alliance est créee par Dieu et le peuple d’Israël choisi par celui-ci.
Les Kabbalistes associent parole et alphabet, les 22 lettres de l’alphabet ont été gravées par et dans le souffle divin.

Tsfat, également appelée Safed, située sur le Mont Canaan à plus de 900 mètres d’altitude, est la ville de la Kabbale.

Elle fait partie des quatre villes saintes d’Israël avec Jérusalem, Hébron et Tibériade.

En 1492, durant l’Inquisition espagnole, les Monarques d’Espagne Ferdinand et Isabelle interdisaient la pratique de toutes religions autre que le Christianisme. 

De nombreux kabbalistes et leurs fidèles se sont alors réfugiés à Safed.

Elle devint une ville réputée de par ses synagogues aux noms d’érudits kabbalistes dont certains ont vécu à Safed, comme par exemple Rabbi Isaac Louria, le Ari, qui a décidé de s’y installer au 16ième siècle et y a développé une méthode d’étude de la Kabbale suivie encore aujourd’hui par tous les kabbalistes.  Son élève, Haim Vital et Rabbin Joseph Karo, l’auteur du « Choulhan Arouh », livre où sont résumées par sujets les lois du judaïsme. Rabbin Shlomo Alkabetz qui a écrit le chant célèbre avec lequel le shabbat commence : Leha Dodi. 

La visite de la synagogue bleue du Rabbin Abuhav est un ravissement. Elle est notée de nombreux symboles, dans l’une des armoires saintes une Bible ancienne du XVIème siècle ne peut-être ni sortie ni lue en dehors des Fêtes de Kippour, Shavouot et Rosh Hashana – une légende raconte que si une personne passe outre un malheur lui arrivera dans l’année…

Les initiales des trois mots Kippour, Shavouot et Rosh Hashana veut dire  »Kasher »

On raconte que dans une autre armoire sainte, durant l’époque Ottomane, le « Coran » y était gardé, un stratagème qui aurait permis de sauver la synagogue des attaques musulmanes en temps de tension …. 

Dans cette ville sainte règne une atmophère mystique qu’agrèmente de très nombreuses légendes.  

Le passage dans ses ruelles, colorées par de très nombreuses galeries d’artistes, est un plaisir pour les visiteurs.

On raconte que quand le Messie viendra de Méron il entrera dans la vieille ville de Safed par « ‘allée du Messie » qui reste intouchable même de nos jours.

L’air pur de Safed permet de vivre jusqu’à 120 ans nous dit on….

 

Rue de la Synagogue Abuhav

Rue de la Synagogue Abuhav

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Bérénice la  »Petite Cléopatre »

Bérénice est née à RomeAgrippa, son père, devint Roi en 36 après JC. Elle portait le nom romain de Julia.

Arrière-petite-fille d’Hérode le Grand, elle n’avait que treize ans quand elle épousa Marcus, fils d’Alexandre, chef de la communauté juive d’Alexandrie, et neveu de Philon le philosophe.

Après la mort de Marcus en 44 AD, veuve à seize ans, elle se remaria avec Hérode (frère aîné de son père) et devint la Reine de Chalcis, une minuscule Principauté dans les montagnes du Liban, titre qu’elle conservera après la mort de son mari.

Bérénice eut deux fils d’Hérode, Hyrcan et Berenicianus, et devint veuve pour la deuxième fois en 48 AD, alors qu’elle n’avait que vingt ans.

Après la mort de ce dernier, le royaume de Chalcis fut donné au frère aîné de Bérénice, Agrippa II, qui s’installa dans son nouveau royaume avec sa sœur.

De nombreuses sources indiquent qu’Agrippa II et Bérénice se retrouvaient souvent ensemble dans des fonctions officielles. Ils apparurent en public notamment le jour où Agrippa s’ adressa au peuple de Jérusalem, clamant une accalmie, juste avant le déclenchement de la révolte contre Rome.

Bérénice était présente au côté de son frère durant le procès de Paul, mentionne-t-on dans le Nouveau Testament ainsi que dans la littérature rabbinique où elle est Reine aux côtés de son frère, le Roi.

Dans deux sources, cette compagnie constante est interprétée comme un inceste.

Josephus affirme que les rumeurs sur la relation inappropriée des frères et sœurs ont conduit Bérénice à chercher un troisième mari.

Elle décida d’épouser Polemo, roi de Cilicie, qui dû se circoncire et accepter les traditions juives, ce qui ne fut guère concluant. Elle le quitta pour retourner dans son royaume.

Elle était présente en Palestine lors du déclenchement de la révolte juive contre les Romains, entre 66-70 C.E. et fut décrite par Josephus Flavius ​​comme une pacificatrice solitaire utilisant toutes ses forces dans cette tâche difficile. Elle avait fait le vœu d’être à Jérusalem durant cette période et comme l’exigeait son vœu, ses cheveux étaient tondus et elle marchait pieds nus.

Elle se rendit au palais du gouverneur romain pour demander à Gessius Florus d’abandonner les activités violentes qu’il avait entrepris contre la population juive de Jérusalem mais en vain.

Elle a finalement rejoint son frère pour lutter contre l’insurrection juive.

C’est aussi à cette époque que Bérénice rencontra Titus et en tomba follement amoureuse, il  était de onze ans son cadet.

Après la fin de la révolte, Titus revint à Rome pour assister son père dans le gouvernement, tandis que Bérénice restait en Judée.

Ils seront réunis quatre ans plus tard quand elle et Agrippa vont se rendre à Rome en 75 A.D.

Elle s’installe au Palais avec Titus et agit à tous égards comme sa femme. Durant cette période Bérénice manifestait une influence grandissante et était au sommet de son pouvoir politique.

Cependant la pression publique et la nécessité pour Titus de reconstituer sa réputation morale et politique parmi son peuple comprit que Bérénice gênait. Elle fut donc écartée et éloignée de lui. Quand il devint empereur en 79, Bérénice retourna à Rome mais en vain, elle n’était plus la bienvenue. Titus mourut après deux ans de règne.

On se souviendra d’elle comme d’une  »Petite Cléopâtre » dans son aspiration à devenir une impératrice potentielle de Rome.

Berenice la ''Petite Cléopatra''

Bérénice la  »Petite Cléopatra »